20 août 2026
Vingt et un milliards de dollars : remboursement de la dette de l’indépendance d’Haïti, une démarche fondée ?
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Vingt et un milliards de dollars : remboursement de la dette de l’indépendance d’Haïti, une démarche fondée ?

par Carly Dollin

Samedi 27 octobre 2018 ((rezonodwes.com))– La bataille de « Vertières », la plus farouche qu’a engagée l’ancienne colonie la plus prospère de la France pour aboutir à son indépendance en Janvier 1804, a couronné la plus grande révolution de l’histoire du monde moderne. Cette victoire acquise par des stratèges « nègres » qui ont cristallisé avec ingéniosité le marbre de la trilogie liberté, égalité, fraternité, ne pouvait être digérée par les anciens colons. Les nouveaux n’en sont pas indifférents, au point que Haïti a été mise à la quarantaine pour avoir défié l’ordre « injuste » établi par des humains qui se croyaient être supérieurs à d’autres jusqu’ à même détenir sur eux des droits de vie ou de mort.

Jusqu’à aujourd’hui, le mot « VERTIERES » n’est figuré dans aucun dictionnaire français, nous fait remarquer l’historien Claude Ribbe. Point n’est besoin d’articuler que les cursus d’histoire des anciennes colonies françaises et leurs rapports avec la Métropole sont altérées, occultées ou même falsifiées par les académiques Français. L’acte de l’indépendance d’Haïti a été qualifié par les colons de jadis comme une anomalie, un défi et une menace. Car ils craignaient que cet exploit des nègres d’Haïti ne constituait un « mauvais exemple » pour les autres colonies de l’époque en leur indiquant les avenues d’un monde de justice et de fraternité.




L’abbé Grégoire a expliqué cette peur, ce refus d’acceptation de cette indépendance gagnée sur les champs de bataille par la première République Noire du monde en ces termes : « Haïti est un phare élevé au milieu de la mer des Antilles vers lequel les maîtres et les esclaves tournent leurs regards, les uns en rugissant, les autres en soupirant ».

A l’issue de l’acte de 1804, Haïti était devenue le meilleur réservoir de ressources humaines compétentes/combatives pour des pays de la Caraïbe et de l’Amérique Latine qui se battaient pour leur indépendance. Au cours des deux dernières décennies, les dirigeants de la plupart de ces pays dont Venezuela et Cuba témoignaient concrètement leur gratitude devant les concours inestimables de nos aïeux, forgeurs d’un nouvel ordre mondial, dans la conquête de leur précieuse liberté.

Le premier, à travers de loyales coopérations économiques (le Pétro-Caribe) qui visaient la construction d’infrastructures durables pour attirer les investissements locaux et étrangers en Haïti; et le deuxième, par le biais de coopérations sociales incitatives pour l’amélioration du capital humain en offrant de complètes bourses d’études aux jeunes Haïtiens dans des domaines stratégiques notamment la Médecine, l’Agronomie, l’Informatique. Pourtant, bon nombre d’Haïtiens (la plupart de nos des dirigeants pour la plupart et particulièrement les jeunes ignorent le sens des réalisations titanesques de nos héros de l’indépendance qui nous ont légué au prix de leur vie, l’une des plus importantes richesses de l’humanité, la liberté.

Haïti insultée, humiliée et rançonnée par la France
Vingt-ans après cette prouesse de nos ancêtres ayant défié l’armée Napoléonienne, le roi Charles X imposa en 1825 une indemnité de cent cinquante millions de franc-or (révisés à quatre-vingt-dix millions de franc-or, soit l’équivalent aujourd’hui d’environ 21 milliards de dollars) à Haïti pour reconnaître son indépendance. Sinon, des invasions barbares et la restauration de l’esclavage seraient imminentes à une Haïti fragile qui peinait encore à se relever de ses cendres pour redorer son blason après les nombreux sacrifices consentis pour se libérer du joug de l’esclavage. Face aux menaces crédibles de Charles X, le président Haïtien d’alors, Jean Pierre Boyer, avait été obligé de céder en acceptant les conditions arbitraires imposées par les anciens prédateurs de la colonie la plus juteuse de la métropole Française.

Malgré de nombreux troubles politiques entre 1843-1849 et entre 1867-1870 qui avaient miné sa santé économique, Haïti allait honorer l’intégralité de cette ‘indemnité’ jusqu’en 1883.

De nombreux intellectuels, historiens, politiciens montent au créneau pour dénoncer avec véhémence cette injustice cruelle de la France à Haïti. Déjà à l’aube des années 2000, comme députée de la première circonscription de la Guyane, Christiane Taubira, épatée, éblouie, obstinée par la fascinante victoire de nos héros, défendait du bec et des ongles, à travers des lettres adressées au gouvernement français, la réparation pour ce crime politique et économique commis contre Haïti. Elle continue, de son lieu de garde des sceaux sous la présidence de François Hollande, de saluer la loyauté et le courage d’Haïti qui, avec dignité et courage, a sué sang et vaillance pour honorer la rançon de l’indépendance.

L’ancienne ministre de la justice de la France qualifie cette lutte de libération comme un combat pour les droits de l’homme. Haïti sauva la face et donna consistance à la première Déclaration Universelle des droits de l’homme, a-t-elle soutenu.




Actuellement, Haïti continue de payer au prix fort les lourds fardeaux de cette rançon qui, selon de nombreux chercheurs, constitue l’une des principales sources de l’asthénie du seul pays pauvre de l’hémisphère Nord, marginalisé et ostracisé par les Etats occidentaux pour avoir posé l’acte ‘odieux’ de se libérer du joug de l’esclavage.

Des interfaces Haïtiens, pas à la hauteur de leurs responsabilités
Hormis l’ancien président Jean Bertrand Aristide qui, en avril 2003, avait les couilles de soulever le débat du remboursement de la dette de l’indépendance face aux autorités Françaises, ce qui lui aurait coûté des déficits politiques énormes, selon l’historien Claude Ribbe, les présidents lui ayant succédé ont abordé cette question économique cruciale avec légèreté et désinvolture. Au cours de la visite historique du président Nicolas Sarkozy en Haïti en février 2010, au lendemain du séisme dévastateur, son homologue haïtien, le président René Garcia Préval lui avait tout bonnement invité à se conforter dans le désintérêt de l’Hexagone, aujourd’hui 7e puissance économique mondiale, à restituer la dette de l’indépendance à Haïti. Pourtant le président Haïtien devait prendre son homologue Français au mot lorsqu’il eut à déclarer : «Même si je n’ai pas commencé mon mandat au moment de Charles X, j’en suis quand même responsable au nom de la France».

Dans la même veine, la question du remboursement de la dette a été traitée avec beaucoup d’ignorance en mai 2015 par l’ancien président Michel Joseph Martelly face au président François Hollande. Lors de sa fameuse visite en Haïti, l’ancien président Français déclara que la France s’acquittera de ses dettes envers Haïti en construisant, entre autres des hôpitaux, des écoles, des routes.

De très tôt, certains avant-gardistes avaient déjà qualifié ces déclarations de farfelues et mensongères, dans la mesure où les conditions de ces promesses mirobolantes n’avaient pas été définies. Evidemment, nous ne sommes pas dans les secrets des ‘présidents’, mais il est à deviner que des ordres semblent avoir été donnés par les anciens bourreaux et reçus sans réserve par nos ‘chefs d’Etat’, pour garder un certain comportement, un certain discours, peut-être en raison de la menace de la perte de leur fauteuil présidentiel.

Force est de constater que le problème ne réside pas seulement dans la volonté de l’ancien bourreau à fuir l’idée de la réparation et du dédommagement, mais surtout dans l’absence d’interfaces haïtiens (diplomates, parlementaires, présidents, etc.) à la dimension de leurs taches pouvant amener les Français à prendre conscience de leurs comportements prédateurs et reconnaître sur des positions argumentées les dégâts causés à l’économie haïtienne. A ce stade des débats, on devait être déjà à l’étape de l’établissement des calendriers de retour de ces fonds pour redresser la barque de notre pays en perte de vitesse et d’équilibre.

Le président François Hollande a berné et ankylosé les dirigeants haïtiens avec de faux espoirs en avouant reconnaître que la France a des dettes envers Haïti. Mais, celles-ci sont plutôt d’ordre moral. En guise de réparation, écoles, routes, hôpitaux devaient être construits par l’économie française, forte, au PIB de 2 766 milliards de dollars.

Pourtant, trois ans après ces déclarations, combien de km de routes, combien d’hôpitaux et d’écoles la France a-t-elle facilités la construction en Haïti? C’est vrai que l’argent seul ne suffirait pas pour permettre au pays de sortir du gouffre de la pauvreté, en témoignent les fonds d’après séisme et ceux du Pétro-Caribe galvaudés et volés en fumée. Mais sur la base de principes cohérents et d’institutions solides, les fonds du remboursement de la dette serviraient à doter le pays de structures et d’infrastructures de base adéquates qui puissent le permettre de prendre des sentiers de croissance florissante.

Et tant que la France ne prend pas des mesures draconiennes pour procéder à la restitution de cette rançon, elle ne pourra être considérée qu’en tant qu’un intrus, une hypocrite dans le concert des nations civilisées qui prennent position contre l’esclavage, le trafic des organes, la traite des personnes, la xénophobie, etc. Si d’un côté la demande de compte sur les dilapidations des fonds de transferts 1.50$ et celles des fonds Pétro-Caribe, est importante ; nous devons parallèlement relancer le débat, avec le concours des pays amis, pour la reconnaissance du tort causé par l’Hexagone à Haïti à travers le paiement de la dette d’une indépendance acquise au prix du sang.




Haïti doit inspirer confiance pour recevoir et gérer les fonds de la restitution
Tout compte fait, ce n’est peut-être pas une mauvaise chose que cette fameuse restitution n’ait encore lieu, notamment sur le règne des récentes administrations haïtiennes. Lorsque l’on analyse/assiste au/le crime économique du Pétro-Caribe commis avec autant de facilité, au cours des dernières années, il s’avère que ce n’était pas le meilleur momentum pour décaisser les fonds de 21 milliards de dollars à l’Etat haïtien ; il y a motifs à ne pas regretter, de s’en réjouir même, que cet argent n’ait été encore débloqué, car tout porte à croire qu’il serait tombé dans des mains dirigeantes malhonnêtes, cupides et irresponsables.

Récemment encore, malgré les mises en garde du 6-7 Juillet et les manifestations Pétro-Challenge, nos chefs d’Etat continuent de ne pas inspirer confiance à la nation, nous a fait remarquer notre confrère Thomas Lalime dans son article questionnant l’évasion fiscale de nos ministres actuels. Que peut-on attendre d’un ministre qui, sans gêne, sans de quorum, s’est empressé de s’acquitter de ses devoirs envers le Fisc, juste la veille de la ratification de la politique générale du gouvernement actuel dont il fait partie? Comment ce forfait avait-il pu trouver l’aval des acteurs de contrôle des institutions publiques (Directeur de la DGI, Parlementaires,….).

Ce triste signal du gouvernement laisse augurer de mauvais présage sur le sérieux et l’honnêteté qui se dégagent de l’équipe menée par le capitaine Céant. Faut-il donc croire que le pays fait face à une fatalité ? Absolument pas. Ce sont des moments tristes de l’histoire de cette nation, mais elle n’est pas la seule à être traversée par des déboires dans les cours de l’histoire.

Si le Rwanda a pu découvrir un Paul Kagame, au caractère fort, capable de redéfinir les règles du jeu des négociations et des coopérations nationales et internationales pour favoriser le redressement socioéconomique de son pays après le sanglant génocide de 1994, Haïti peut y croire et espérer encore que dans un proche horizon un de ses fils, une de ses filles saura prendre le leadership de cette grande nation pour la mener au bon port.

A regarder défiler un nombre immense d’Haïtiens et d’Haïtiennes ou descendants d’Haïtiens couronnés sur les tapis rouges pour leurs œuvres au niveau international, Patrick Paultre, Nahomi Osaka, Wilson Sanon, Michaelle Jean, Dany Laferrière, Samuel Pierre, etc., nous pouvons confirmer, sans risque de nous tromper, que nous portons les gènes de nos combattifs aïeux. Parallèlement, on doit chercher à identifier les causes et les vecteurs de cet atavisme corruptible qui hante notre société avec un système national caractérisé par l’inefficience, la concussion, la prévarication, l’indécence et l’incompétence de ceux qui nous gouvernent.

Nos ancêtres exceptionnels avaient fait flèche de tout bois, en jurant « Liberté ou la mort » pour nous conduire vers cette terre promise. En avant, en avant, avait crié l’intrépide Capois La Mort même après que des boulets de canon eurent atteint son cheval. Inébranlable face aux menaces et aux marchandages des colons, le grand visionnaire Toussaint Louverture n’avait jamais baissé pavillon pour renoncer à ces réflexions et stratégies ingénieuses pour nous sortir du joug de l’esclavage.

Pourtant, pendant que des groupes d’intellectuels et de responsables politiques Américains voire des Français questionnent les dirigeants Français sur l’imminence du remboursement de la dette de l’indépendance ; laquelle indépendance acquise par Haïti de manière légitime, nous ne prenons pas des positions fermes sur ce dossier. C’est vrai que l’initiative de Wadson Désir d’écrire une lettre ouverte au président Emmanuel Macron pour lui rappeler l’injustice faite à Haïti est bien louable ; mais elle est marginale. Nous avons besoin d’actions consolidées avec les forces vives du pays et au plus haut niveau de l’Etat pour faire entendre nos voix synchronisées sur ce fait macabre de notre histoire.

Il est définitivement temps qu’Haïti trouve quelques-uns de ses Fils, quelques-unes de ses Filles pour faire honneur aux ancêtres qui nous ont légué la liberté comme héritage.

Pendant que nous demandions d’un côté « Kote Kob Petro-Caribe a ? », nous devons mobiliser les forces vives de la nation (universités, écoles, diaspora, églises, société civile, parlementaires, ambassadeurs, etc.) pour demander à la France « Où est la restitution de la dette de notre indépendance acquise avec intelligence, bravoure et courage ? »

Carly Dollin, Association ARC « Animation-Recherche-Culture »
carlydollin@gmail.com

Photo de Carly Dollin.
Professeur Carly Dollin

8 Comments

  • Chrismann Toussaint 27 octobre 2018

    Sublimissime réalisation mon frère !

    Vous avez traité la question avec avec beaucoup d’ingéniosité. Cela augure qu’en Haïti nous avons des têtes vraiment bien construites, vous en êtes l’un des tout premiers exemples.
    Je suis émerveillé par la justesse et la qualité de votre travail !
    Chapeau !

    Pour revenir sur le sujet au toile de fond, tout comme vous, je crois dur comme fer que cette réclamation doit être l’œuvre de l’État. Qu’un individu puisse remettre l’affaire à l’ordre du jour, c’est tres louable.
    Cependant, l’affaire est trop lourde pour la confier à une voix unique.
    Si aucun gouvernement n’est prêt à porter nos revendications au plus haut point, il va nous falloir une société civile soudée et consciente des réalités qui forgent notre demande de la restitution de ce fonds pour la porter aux yeux des instances internationales concernées, pourvu qu’elle soit juste et fondée.

    Encore mes respects au professeur Carly Dillon!

  • Mario Caonabo 27 octobre 2018

    Se yon tre bel dokimantasyon sou trayizon klas dominan Ayisyen yo ki te dako peye Lafrans swadizan det sa a, e ki ekivo jounen jodi a a plis pase 21 milya dola vet. Se yon vol a men ame Lafrans te fe sou Pep Ayisyen nan konfyolo ak klas dominan reyaksyone Ayisyen yo. Pep Ayisyen an gen dwa reklame l a tou moman.

    Sepandan, estratejikman, pou nou pa tonbe nan jwet volo yo nan peyi a, ann konsantre tout fos nou nan mouvman KOTKOBPETWOKARIBE A DABO!

    Fok nou netwaye peyi a de bann volo, asasen sa yo dabo, epi apre, na va pi an mezi de batay pou restitisyon Lafrans la. Sa w panse?

    • Delva Lenès 28 octobre 2018

      Nou se yon nasyon ki dwat egòch,lavalas te sou pouvwa nou te di non lavalas pap ka Jere la saa se vòlè.
      Jodia yon phtk nou di se vòlè, demen yon pâti ap moute sou pouvwa nap di se toujours vòlè pabal Jere kòb la.
      Konsa konsa; lajan an ap rete anba grif peyi lafrans lipap janm bay li paske depi moun ki sou pouvwa a pa zanmi, fanmi nou,nap toujours di menm bagay la pou n’en pòt ekip ki sou pouvwa,jiskaske peyi la Frans rete ak tout fòt sòm saa ki evzlye ak plis pase 21 milya dola US.
      Pandanw setan nou menm nap kontinye benyen nan la mizè.mwen kwè konpòtman saa se opwofi peyi lafrans liye ,li pa opwofi peyi dayiti Cheri nou an.
      Pousa mesye dam ann panse yon lòt fason poun reyaji kise panse ak yon plan estratejik poun fè yon sèl poun mande leta peyi lafrans:renmèt nou 21milya à lite peze kou janpyè bwaye,pour fèl bay kòb nou an sou gwo Menas lagèa.
      Jodia nou pap fè menas, men, nouka mande kòb la ak diplomasi.mèsi bokou.
      Viv ayiti viv yon pèp vrèman ini,aba ipokrizi ak egiyis.

  • Charles John Literson 27 octobre 2018

    Mon cher
    Je vous felicites pour cet article.
    Mais ce j’ai a dire c’ est que le remboursement de cette dette doit etre soulever par l’Etat mais pas par un groupe d’individus, la question que je me pose, est ce que l’ Etat exite vrement en Haiti???

    • Mario Caonabo 27 octobre 2018

      Non! Men, nou pa swete se bann volo opouvwa sa yo ki pou ta an pozisyon pou jere tet yo ak lajan sa a nonplis. Sof si nou ta vreman renmen sa. Nan sans sa a, nou ta de vre masokis.

  • Frank 27 octobre 2018

    Je félicite Mr Carly Dollin pour ce merveilleux article qui nous montre que oui, il y a bien espoir pour nôtre chère Haïti et Mr Désir Wadson pour son bravoure et l’initiative d’écrire une lettre à Mr Macron concernant cette fameuse dette de la France à Haïti. Je vous dis à bientôt dans la rue et partout dans le monde pour dire kot kob la Frans dwe Ayiti a, kot kob l’ONU dwe Ayiti a, twop kob deyo jistis pou Ayiti !!

  • Delva Lenès 28 octobre 2018

    Mwen besem byen ba devan gwo potorik Gason ki ekri e pibliye dokiman saa,nou reklame jistis pou ayiti,

  • Pierre 28 octobre 2018

    Mais quel pays malchanceux!! D’abord les français avec la dette de l’indépendance, les USA en 1915 avec les reserves d’or de la banque centrale haitienne de l’époque, ensuite on a les Duvaliers et d’innombrables despotea corrompus qu’a connu ce pays, plus près nous avons la fameuse escrocrie des cooperatives orchestrée par JBA et pas seulement, et plus proche on a connu le CIRH une parfaite illustration de ce que peut-être l’alliance des colons, des commandeurs et des conzés et maintenant pour courroner le tout voilà le PeteoCaribe…Helas pour ce pays

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