Entre 2018 à nos jours, au moins 64 attaques et massacres perpétrés par les gangs armés en Haiti sont documentés par le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH). Une fois traqués, les bandits optent pour une stratégie aux appels au dialogue pour berner l’opinion, alerte le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance.
Les forces de sécurité mandatées pour pacifier le pays doivent intensifier les opérations visant la traque des bandits regroupés au sein de la coalition «Viv ansanm», encourage le responsables du RNDDH. Cette position tient lieu de contester toute initiative de dialogue avec des criminels qui ont endeuillé des familles, appauvri des citoyens, détruit l’économie haïtienne, insiste Pierre Espérance. Après au moins quatre tentatives des gangs consacrées au dialogue et à la paix, le chef du RNDDH met en garde contre l’institutionnalisation du règne de l’impunité.
En réponse à la lettre de l’Association des Nations-unies Haiti (UNAHAITI) adressée au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, plaidant en faveur d’un couloir de dialogue et négociation, le défenseur des droits humains appelle à l’application d’une politique de zéro tolérance à l’encontre des gangs. Aucune négociation n’est envisageable avec les groupes criminels, soutient Espérance qui encourage les terroristes à se rendre sous peine d’être tués ou emprisonnés
Les données collectées par le RNDDH sur le règne de la violence imposée par les malfrats sont accablantes. Entre 2018 à nos jours, au moins 64 attaques et massacres sont perpétrés par les hors-la-loi contre la population civile. Les victimes ne se comptent plus à Pont-Sondé, Arcahaie, Kenscoff, Saint-Michel-de-l’Attalaye, Lasaline, Gros-Morne, Mirebalais, Gressier. Le numéro un du RNDDH prône la protection de la population civile afin d’éviter des victimes collatérales.
Derrière la lettre acheminée au secrétariat général des Nations-unies se cache une manoeuvre du secteur politique du PHTK qui ne jure que par la prise du pouvoir politique par tous les moyens, décèle Pierre Espérance. La reconstruction des zones détruites par les gangs nécessitent des programmes de réinsertion sociale, de relèvement économique en faveur des familles affectées par les violences armées. Pierre Espérance appelle à se méfier des caprices des gangs, tout en appelant les pays amis d’Haiti à unir leurs forces pour freiner la politique de banalisation des vies humaines.

