Le Conseil électoral provisoire (CEP) accorde une prolongation de huit jours aux prétendants à la présidence pour effectuer leur inscription en ligne et de trente jours supplémentaires pour le dépôt des pièces constitutives de leur dossier de candidature, selon des informations obtenues vendredi par Rezo Nòdwès auprès d’une source proche de l’institution électorale.
Cette nouvelle modification des échéances intervient au lendemain de la publication d’un calendrier actualisé fixant les élections au 18 juillet 2027, après l’abandon de fait de l’échéance du 13 décembre 2026.
Cette décision illustre les tâtonnements persistants d’un CEP qui en est à son troisième président, tandis que les dépenses électorales se poursuivent sans qu’aucun scrutin ait encore été organisé. L’Exécutif dirigé par Alix Didier Fils-Aimé et l’institution électorale semblent évoluer au rythme des prorogations, des réaménagements administratifs et des échéances constamment repoussées.
Parallèlement, les réserves exprimées par le Canada concernant l’éventuelle participation de personnalités sanctionnées à des élections haïtiennes alimentent les interrogations sur les dispositions du décret électoral et les garanties d’intégrité du processus.
Faudra-t-il désormais attendre un nouveau décret électoral, un quatrième président du CEP, un autre calendrier, voire un changement de gouvernement avant juillet 2027 ? À moins de neuf mois de la nouvelle échéance, aucune garantie ne permet d’affirmer que le scrutin se tiendra effectivement à la date annoncée.
Une certitude demeure : les élections initialement envisagées pour le 13 décembre 2026 ne se tiendront pas à cette date. Entre instabilité institutionnelle, incertitudes juridiques et absence de résultats électoraux, la question de la responsabilité politique et administrative des autorités de transition demeure entière.

