Le parti Pitit Dessalines annonce avoir saisi le secrétaire général des Nations unies et le Groupe d’experts sur Haïti pour demander des clarifications sur les allégations visant son dirigeant, l’ancien sénateur Jean-Charles Moïse, dans le rapport S/2026/714, aux paragraphes 153 à 159.
Dans un communiqué publié en octobre 2026, la formation politique réclame des éléments de preuve « précis, vérifiables et corroborés » à l’appui des accusations. À défaut, elle demande que le nom de son leader soit retiré des passages concernés.
Le parti conteste notamment les éléments susceptibles d’associer Jean-Charles Moïse au commerce des civelles, communément appelées « zangi » en Haïti. Il affirme que son dirigeant ne figure pas, selon les informations dont il dispose, parmi les titulaires de licences d’exportation et demande aux experts de préciser les fondements de leurs conclusions.
Pitit Dessalines réclame également des éclaircissements sur l’accord conclu entre l’Association nationale pour la protection des ressources aquatiques (ANAPRA) et l’État haïtien, notamment sur les responsabilités des parties dans la chaîne d’exportation des civelles.
Tout en soulignant que ce commerce n’est pas illégal en soi, le parti demande une enquête rigoureuse si des activités de contrebande ou des exportations illicites sont établies.
En l’absence de preuves jugées suffisantes, la formation politique affirme qu’elle réclamera un « procès des zangi », en référence au procès des timbres de 1975. Elle se réserve également le droit d’engager des actions devant les instances nationales et internationales compétentes.
Ces déclarations constituent la position du parti. Les éléments avancés dans son communiqué ne permettent pas, à eux seuls, de confirmer ou d’infirmer les allégations contenues dans le rapport onusien.

