21 octobre 2026
USA TODAY – « Not a safe place: Deported Haitians face violence, uncertainty », 21 octobre 2026
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USA TODAY – « Not a safe place: Deported Haitians face violence, uncertainty », 21 octobre 2026

« Un pays où la sécurité n’est pas assurée » : les Haïtiens expulsés confrontés à la violence et à l’incertitude

Les Haïtiens expulsés des États-Unis arrivent au Cap-Haïtien sans garantie durable de logement, de protection ou de réinsertion, rapporte USA TODAY dans un reportage de Chris Kenning publié le 21 octobre. Selon Human Rights First, cité par le quotidien américain, 766 personnes ont été renvoyées en Haïti depuis la reprise des vols le 20 août, après la suppression du statut de protection temporaire (TPS). La fréquence des rotations est passée de mensuelle à hebdomadaire.

À leur arrivée, les personnes rapatriées reçoivent un repas, 25 000 gourdes et une nuit d’hôtel après un contrôle policier. Certaines débarquent sans téléphone, sans pièce d’identité ou sans accès à leurs fonds. Yael Schacher, responsable à Refugees International, qui a assisté à l’arrivée d’un vol le 8 octobre, décrit des personnes désemparées, presque toutes séparées de proches restés aux États-Unis. L’Office national de la migration affirme fournir une assistance, notamment médicale, mais Human Rights Watch dénonce l’absence de dispositifs pérennes d’hébergement et d’accompagnement.

Rejoindre leur famille ailleurs en Haïti expose les expulsés aux barrages des groupes armés, aux extorsions et aux enlèvements. Rester au Cap-Haïtien signifie chercher un logement et un emploi dans une ville déjà soumise à une forte pression démographique. Selon le reportage, l’afflux de personnes déplacées et de ressortissants renvoyés d’autres pays réduit davantage les possibilités d’accueil.

Interrogé par USA TODAY, le département américain de la Sécurité intérieure défend les expulsions en invoquant notamment quinze personnes condamnées pour des infractions pénales parmi les ressortissants renvoyés au cours du dernier mois. Les organisations interrogées précisent toutefois que les vols transportent des personnes aux situations diverses, dont des travailleurs ayant perdu leur protection migratoire et des parents séparés de leurs enfants.

Le quotidien rapporte également que les autorités haïtiennes auraient été informées d’un projet américain prévoyant deux vols hebdomadaires d’environ 200 personnes chacun, selon Human Rights Watch. Le département de la Sécurité intérieure n’a pas confirmé cette éventuelle augmentation. Pour les organisations humanitaires citées, les retours interviennent dans un pays où l’insécurité, la pénurie de logements et l’insuffisance de l’aide compromettent les perspectives de réinstallation.

Source : Chris Kenning, USA TODAY, « Not a safe place: Deported Haitians face violence, uncertainty », 21 octobre 2026.

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