Quatre militaires salvadoriens demeuraient portés disparus lundi 19 octobre, selon les informations publiées par la presse salvadorienne, après une embuscade survenue dimanche à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets. Membres de la Force de Tarea Libertad II, ces techniciens de l’aviation regagnaient leur camp à bord d’un véhicule blindé, selon l’armée salvadorienne.
Les assaillants ont utilisé des armes à feu et des explosifs, provoquant l’incendie du véhicule. Les quatre hommes ont pu en sortir, précise l’institution militaire, sans que leur localisation ait ensuite été établie. Des hélicoptères dépêchés en renfort ont également essuyé des tirs, tandis que les affrontements entravaient les opérations de recherche.
Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadrice salvadorienne Egriselda López a demandé lundi une mobilisation accrue des moyens internationaux pour retrouver les militaires et assurer leur retour en sécurité. Son homologue américain, Mike Waltz, a déclaré avoir des raisons de croire qu’ils avaient survécu. Si plusieurs médias évoquent leur capture par des gangs, les déclarations officielles consultées font état d’une perte de contact. Aucun décès n’y est confirmé.
À 19 h 30, aucun communiqué de la Primature ni de la Police nationale d’Haïti concernant cette attaque n’avait été identifié dans les sources consultées. Au moment où San Salvador intervient publiquement pour ses ressortissants, une communication des autorités haïtiennes permettrait de préciser leur participation aux efforts engagés.
Alix Didier Fils-Aimé envisage-t-il une visite à la base cette semaine pour exprimer sa solidarité au contingent salvadorien et expliquer la coordination assurée par son gouvernement ? Une telle démarche devrait fournir des éléments concrets sur la mobilisation des autorités, au-delà des photographies et des propagandes.
La PNH est également appelée à informer la population, dans les limites de la confidentialité opérationnelle. Protéger les recherches ne dispense pas de communiquer : reconnaître les faits, exprimer sa solidarité et préciser les responsabilités institutionnelles restent compatibles avec la sécurité des militaires.


