Vous voilà, tout de blanc vêtus,
Mais le pays, lui, marche pieds nus.
Vous parlez d’élections, de souveraineté,
Quand même notre football doit s’exiler.
LA CLOCHE SONNE LA FIN DE LA RÉCRÉATION
COSTUMES BLANCS, BILAN NOIR, HUMILIATION ET DÉRISION !
La cloche a sonné, messieurs les bien-habillés,
Finie la récréation, les discours maquillés !
Costumes immaculés, consciences en accusation,
Vous avez fait du pouvoir une interminable récréation.
Tout de blanc vêtus, le bilan reste noir,
Vous célébrez l’Histoire en piétinant l’espoir.
La patrie se consume, vous paradez sans remords,
Et la souveraineté s’exile au-delà de nos ports.
À cause de vous, nos joueurs doivent s’exiler,
Pour affronter la Jamaïque, ailleurs aller jouer.
Même le ballon fuit notre territoire meurtri,
Pendant que vous promettez des élections à tout prix !
Vous parlez de suffrage, de droit, de Constitution,
Mais gouvernez un pays livré à l’humiliation.
Vous invoquez le peuple, la République et ses lois,
Quand la peur et l’insécurité confisquent jusqu’à ses droits.
La cloche vous appelle à rendre enfin des comptes,
Non à prolonger vos mascarades et leurs hontes.
Le blanc de vos habits ne blanchit pas l’échec,
Ni les discours officiels ne transforment le naufrage en succès.
À cause de vous, la honte traverse les frontières,
Notre dignité s’effrite sous vos cérémonies princières.
Vous avez fait de l’État un théâtre d’illusions,
Et du malheur national une longue représentation.
Ding ! Dong ! La cloche sonne, messieurs les dirigeants !
Finie la cour de récréation, le peuple n’est plus enfant.
Vos costumes sont blancs, votre bilan accablant,
Et des voix, désormais, vous crient : « FOUTEZ LE CAMP ! »
Diderot S.


