Lecture de C’était ça ou mourir, une œuvre nécessaire de Thélyson Orélien
J’ai reçu au milieu de la semaine dernière ma commande de « C’était ça ou mourir », le dernier roman de Thélyson Orélien, commandé sur Amazon.
L’ouvrage raconte l’histoire de Jonas Dorléon, un compatriote que l’auteur aurait rencontré à Montréal, au Canada. Cet Haïtien, professeur d’histoire-géographie comme beaucoup le savent déjà, a dû quitter son pays, contraint à l’exil par la situation actuelle : des gangs armés qui brûlent, tuent et violent en toute impunité, face à l’impuissance des forces de l’ordre.
Ce n’est que ce week-end que j’ai enfin pu commencer sa lecture. Et c’est en le découvrant que j’ai compris pourquoi, malgré la qualité indéniable de cette œuvre littéraire — à la fois hautement réfléchie et remarquablement écrite —, les élites de la droite, et plus particulièrement l’extrême droite française, ont tenté de la boycotter.
Je vous invite vivement à vous procurer ce livre et à prendre le temps de le lire. Sans cela, vous ne pourrez saisir les raisons profondes de cette levée de boucliers contre Thélyson Orélien. Dès les premières pages de son histoire, M. Dorléon rend hommage à Toussaint Louverture et à Jean-Jacques Dessalines. Il affirme que Toussaint Louverture n’était pas parfait, mais qu’il a essayé, et il précise qu’il avait un portrait de Jean-Jacques Dessalines accroché au mur de sa chambre. Il affirme également avec justesse que Christophe Colomb n’est pas le héros que beaucoup d’Européens voudraient nous faire croire.
En vérité, c’est un livre qui réconcilie avec le plaisir de lire. Il est d’une écriture fluide et maîtrisée. L’histoire de M. Dorléon est à la fois poignante et drôle. Ce n’est pas un rire ridicule qu’il provoque, mais un rire né de la manière même dont la victime raconte son calvaire à Carrefour-Feuilles avant de finalement atterrir au Canada.
Enfin, à travers cette histoire de M. Dorléon racontée par Thélyson Orélien, il n’y a pour moi aucune raison de remettre en question la capacité de l’auteur. D’autant plus qu’il a pris le soin de remercier d’anciens professeurs de lettres qui ont contribué à sa formation dès son jeune âge aux Gonaïves, ainsi que d’anciens camarades de classe. C’est la preuve d’un travail sérieux, enraciné et reconnaissant.
Calvin Ford Cabeche

