Le président de la Fédération nationale des maires d’Haïti (FENAMH), Anthénor Dénoil dénonce un plan ourdi du Ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales (MICT), Paul Antoine Bien-Aimé visant à casser l’élan de la lutte des collectivités territoriales, en exigeant les agents municipaux à démissionner avant les élections. Il rappelle que les collectivités attendent depuis 24 mois leur salaire.
Selon la note circulaire notifiée BM/PABA/sbp-012/, il est formellement exigé aux agents exécutifs intérimaires qui désirent se porter candidats aux prochaines compétitions électorales de démissionner sept (7) jours après la publication du Décret électoral. Le document rappelle aux concernés qu’aux termes des dispositions de l’article 388 dudit Décret, que le délai imparti prendra fin le jeudi 15 octobre 2026.
En guise de réaction, le président de la FENAMH, Anthénor Dénoil dit relever des incohérences graves dans le document signé par le ministre Bien-Aimé, en raison d’absence d’un calendrier électoral confirmant une date arrêtée pour la tenue des élections. Un plan visant à saper les bases des collectivités territoriales, selon l’agent exécutif de Belle-Anse, confirmant que plusieurs membres de commission municipale intérimaire sont candidats dans les prochaines élections.
Plus de 24 mois d’arriéré de salaire non versés aux agents municipaux, le gouvernement mise sur le remplacement de certains édiles, dénonce Anthénor Dénoil soulignant que les élections sont techniquement et matérielles impossibles au 13 décembre 2026. Il appelle les collectivités territoriales à se positionner sur la démarche du gouvernement.
Qu’adviendra-t-il si les agents exécutifs intérimaires renoncent à démissionner sept (7) jours après la publication du Décret électoral ? Le gouvernement, le Conseil électoral provisoire (CEP), maintiennent-ils la date du 13 décembre pour l’organisation des élections en dépit d’un contexte sécuritaire dégradant ?
Hervé Noel

