Une juge fédérale américaine a ordonné à l’administration de Donald Trump de suspendre la diffusion de publicités télévisées financées par des fonds publics et mettant en avant l’action du président républicain, à trois semaines des élections de mi-mandat prévues le 3 novembre.
Rendue dimanche soir à New York, la décision de la juge Jennifer Rochon fait suite à une plainte déposée jeudi par des organisations de défense des droits civiques et un syndicat. La magistrate a donné 24 heures à l’exécutif pour prouver qu’il avait annulé les créneaux de diffusion concernés.
L’ordonnance interdit également au gouvernement de conclure, renouveler ou prolonger des accords destinés à la conception, à la production ou à la diffusion des spots contestés.
La campagne publicitaire avait suscité des accusations de propagande politique de la part de l’opposition démocrate et des réserves dans les rangs républicains. Une vidéo de 30 secondes montrait Donald Trump marchant dans un couloir, sur fond d’extraits de discours dénonçant notamment les « communistes » et les « mondialistes ». Le message se terminait par la mention : « Payé par le gouvernement américain ».
Les plaignants estiment que l’administration ne peut utiliser des crédits publics alloués par le Congrès pour promouvoir les intérêts politiques du président. L’organisation Democracy Forward, qui les représente, a salué une décision destinée à empêcher de nouvelles dépenses publiques pour ces publicités.
La controverse a conduit Donald Trump à déclarer la semaine dernière qu’il financerait désormais lui-même ses publicités de campagne. La Maison-Blanche n’a toutefois pas prévu de rembourser les sommes déjà engagées par les contribuables.

