Les blocages de lycées se poursuivaient lundi en France, à la veille d’une nouvelle journée nationale de mobilisation contre les conditions d’apprentissage, la dégradation des bâtiments scolaires et la sélection à l’entrée dans l’enseignement supérieur. Le président Emmanuel Macron a appelé les manifestants à agir dans le calme, tandis que le gouvernement faisait état de violences ayant blessé au moins huit personnels de l’Éducation nationale.
Lancé le 17 septembre, le mouvement s’est étendu à plusieurs grandes villes, sur fond de contestation de la plateforme d’orientation Parcoursup et de revendications en faveur d’un plan d’investissement dans les établissements. L’Union syndicale des lycéens réclame notamment la suppression de Parcoursup et 10 milliards d’euros pour les lycées.
Selon le ministère de l’Éducation nationale, 130 établissements étaient fermés lundi matin, contre 172 vendredi. Il affirme que 96,5 % des lycées restaient ouverts, sans préciser le nombre total d’établissements dont le fonctionnement était perturbé par des blocages.
Des incidents ont néanmoins été signalés dans plusieurs régions. À Reims, deux agents d’accueil ont été blessés par des tirs de mortiers d’artifice. En région parisienne, un proviseur, un parent d’élève et un agent ont également été blessés, selon les informations communiquées sur la situation locale.
Le gouvernement a annoncé le déploiement de 3.000 enseignants remplaçants dans les établissements les plus affectés. Cette mesure a été critiquée par le syndicat Snes-FSU, qui dénonce des remplacements parfois organisés dans des disciplines différentes de celles des enseignants concernés.
Les autorités ont également indiqué que les contributions recueillies sur une plateforme de concertation mettaient en avant les emplois du temps surchargés et l’état des bâtiments scolaires. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis de reprendre certaines propositions dans des amendements au projet de budget pour 2027.
La mobilisation de mardi doit permettre aux lycéens de maintenir la pression sur l’exécutif, malgré les appels au calme et les mesures annoncées. Une réunion entre le ministre de l’Éducation nationale et des représentants lycéens a été reportée après une fusillade survenue lundi dans un collège d’Aubagne, près de Marseille, dont le lien avec le mouvement n’était pas établi.


