À au moins une douzaine de reprises, Alix Didier Fils-Aimé a assuré que 2026 serait l’année des élections. De ses déclarations en Haïti à ses interventions à l’étranger, l’échéance électorale a été érigée en engagement politique de son gouvernement. À mesure que l’année s’écoule, cette parole se heurte pourtant à une réalité : le scrutin annoncé ne s’est toujours pas matérialisé.
Le calendrier raconte désormais sa propre histoire : annonces successives, décrets électoraux, consultations politiques, échéances avancées puis remises en question. Après tant de proclamations, l’absence d’élections ne peut plus être traitée comme une simple difficulté technique. Elle pose la question de la responsabilité politique attachée à une promesse d’État répétée pendant des mois.
Et maintenant ? Si 2026 s’achève sans urnes, quel fondement politique le gouvernement Fils-Aimé invoquera-t-il pour poursuivre son exercice du pouvoir après avoir lui-même fait des élections la justification de la transition ? Douze promesses, aucune urne : après le calendrier des annonces vient celui des comptes.

