Le Parti québécois (PQ) a remporté lundi les élections générales au Québec, mettant fin à huit années de gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) et propulsant son chef, Paul St-Pierre Plamondon, au poste de premier ministre. Le résultat, annoncé alors que le dépouillement se poursuivait dans plusieurs circonscriptions, marque le retour du PQ au pouvoir pour la première fois depuis 2014.
Le scrutin portait sur les 127 sièges de l’Assemblée nationale. Les premières données confirmaient une avance du PQ dans de nombreuses circonscriptions, mais la composition définitive du prochain gouvernement devait encore être établie au terme du dépouillement. Élections Québec précise que les résultats préliminaires sont diffusés progressivement et ne deviennent officiels qu’après le recensement des votes.
La victoire de M. St-Pierre Plamondon remet au centre du débat politique la question de l’avenir du Québec au sein du Canada. Le chef péquiste s’est engagé à tenir un référendum sur la souveraineté, mais a indiqué qu’il n’entendait pas organiser une telle consultation avant la fin de la présidence de Donald Trump aux États-Unis.
Le scrutin intervient dans un contexte marqué par le coût de la vie, le logement, les services publics, l’immigration et les relations avec Ottawa. La nouvelle administration devra également composer avec un paysage politique fragmenté, alors que le soutien à l’indépendance demeure minoritaire dans les sondages récents.
À Ottawa, le premier ministre Mark Carney a déclaré qu’il entendait travailler avec le gouvernement québécois issu des urnes. L’arrivée du PQ au pouvoir ouvre ainsi une nouvelle période de négociations entre Québec et Ottawa, sur fond de tensions commerciales avec les États-Unis.

