30 septembre 2026
Intelligence artificielle : l’Afrique veut développer des solutions adaptées à ses besoins
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Intelligence artificielle : l’Afrique veut développer des solutions adaptées à ses besoins

L’Afrique cherche à ne plus être seulement une utilisatrice de technologies d’intelligence artificielle conçues ailleurs, mais à développer des outils répondant à ses propres réalités économiques, sociales et linguistiques.

Pour Girmaw Abebe Tadesse, expert éthiopien membre du Groupe scientifique international indépendant des Nations unies sur l’IA, la priorité est de partir des problèmes à résoudre plutôt que des technologies disponibles. « Il est important de nous demander d’abord quels problèmes nous voulons résoudre », explique-t-il à ONU Info.

Cette approche vise notamment à éviter l’importation de systèmes conçus pour d’autres contextes. Une fois les besoins définis, les infrastructures, les données et les capacités informatiques nécessaires peuvent être déterminées, estime-t-il.

L’enjeu prend de l’ampleur avec la progression de l’IA dans l’éducation, la santé, l’agriculture, les entreprises et les services publics africains. Le continent dispose par ailleurs d’une population jeune et d’une génération croissante d’entrepreneurs et de chercheurs qui développent des applications destinées à des usages locaux.

Mais le manque d’infrastructures numériques, de financement et de puissance de calcul limite les capacités nationales. Tadesse préconise donc une coopération accrue entre gouvernements, universités, entreprises et acteurs du développement afin de mutualiser les ressources et les compétences.

Il appelle également les pays africains à mieux partager leurs expériences plutôt que de développer séparément des initiatives similaires. Selon lui, la coordination sera déterminante pour permettre au continent de renforcer sa capacité d’innovation.

Les décisions prises aujourd’hui sur la formation, les données, les infrastructures et les usages de l’IA pourraient ainsi peser sur la place des pays africains dans l’économie numérique mondiale. Pour Tadesse, l’enjeu n’est plus de savoir si l’Afrique participera à cette transformation, mais dans quelles conditions.

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