29 septembre 2026
Haïti | James Boyard conduit sous escorte des gangs dans un hôpital de Carrefour : un signe de vie après plus de trois mois de captivité
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Haïti | James Boyard conduit sous escorte des gangs dans un hôpital de Carrefour : un signe de vie après plus de trois mois de captivité

PORT-AU-PRINCE, 29 septembre 2026 — James Boyard, inspecteur général de la Police nationale d’Haïti et chef de cabinet du ministre de la Défense Mario Andrésol, a récemment été conduit, « sous escorte de ses ravisseurs, dans un établissement hospitalier de Carrefour afin d’y recevoir les soins requis par son état de santé », a appris Rezo Nòdwès de sources informées du dossier. Pour d’évidentes considérations de sécurité liées à l’intégrité du personnel médical et au caractère particulièrement sensible de cette information, le journal a délibérément choisi de ne pas identifier l’établissement hospitalier concerné.

Kidnappé le 11 juin à Bourdon, James Boyard demeure aux mains de ses ravisseurs depuis plus de trois mois. Son transfert vers un centre hospitalier constitue néanmoins un signe de vie important, sans fournir d’indication sur une éventuelle libération.

Aucune communication officielle n’a, jusqu’ici, fait état d’une opération des forces de sécurité susceptible de mettre fin à sa captivité. Les circonstances exactes de son déplacement médical, de même que la gravité de son état, n’ont pas été précisées.

Cette information intervient quelques jours après le déplacement à New York du ministre de facto de la Défense, Mario Andrésol, où celui-ci a participé à des discussions consacrées notamment à la sécurité en Haïti.« Ce signe de vie de son chef de cabinet a-t-il permis à Mario Andrésol de se rendre à New York avec davantage de sérénité pour parler de sécurité nationale ? », s’interroge-t-on.

La famille de James Boyard avait rencontré le ministre le 1er septembre afin de solliciter son intervention. Quelques semaines plus tard, des étudiants avaient eux-mêmes lancé un appel public à plusieurs chefs de gangs terroristes pour demander la libération de leur bien-aimé professeur.

Le dossier Boyard n’est cependant plus un cas isolé au sein même de l’appareil gouvernemental. La ministre de facto de la Planification, Sandra Paulémon, se retrouve également confrontée à l’enlèvement d’un collaborateur directement lié à sa sécurité. Son chef de sécurité, l’inspecteur de police Alix Laurent, a été kidnappé à Delmas 49.

Cette double captivité introduit une contradiction politique difficile à contourner : si des membres du gouvernement participent aux réunions, aux déplacements internationaux et aux discours sur la sécurité pendant que les gangs parviennent à atteindre leur environnement professionnel immédiat, qu’en sera-t-il de la population appelée à se rendre aux urnes le 13 décembre ?

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