Par Pierre Robert Auguste
A la tribune de la 81e Assemblée générale de l’ONU, Didier Fils Aimé, chapeauté premier ministre par l’ambassade américaine, n’a débité que des paraphrases creuses. Habillées de chatoyantes enjolivures syntaxiques. Soit !
Mais, un homme responsable devrait présenter un bilan solvable pour arracher un crédit de respectabilité. En matière de sécurité : voilà:
– les périmètres récupérés;
– les bandits arrêtés ou mis hors d’état de nuire;
– les personnes déplacées relogées;
– les axes routiers débloqués ;
– les caches débusqués des kidnappeurs ;
Donc, en un mot, une tendance à la baisse de l’insécurité.
Didier ne s’est pas rendu compte de son aveu, ou son accoutumance aux méthodes dictatoriales. Pour avoir vécu sous la dictature, on s’approprie bien ses techniques. Prendre pour soi et pour ses ouailles l’argent de l’État. Le marché de l’État devient un domaine réservé cessible par le seul pouvoir discrétionnaire du prince. Ainsi le prince Didier s’est choisi un Eric Prince pour lui donner, sans un appel d’offre, un droit de ponction budgétaire de plusieurs millions de dollars américains sur le dos exsangue et chétif du peuple haïtien.
Mépriser , étouffer la voix du peuple. Ne lui reconnaître qu’un droit de façade électorale. Les élections sont arrangées, programmées pour la transmission délictueuse du pouvoir, ne reflétant pas la légitimité du vote . Tout est em préparé et fait pour le parti de Didier, Viktwa.
Les méthodes dictatoriales sont douces quand elles profitent à son camp. Exécrables hier, quand elles n’ont outrouvert aucune percée.
Didier et son parti glouton Viktwa poussent le pays vers une crise aggravée et aggravante pour plus de 15 ans. L’Eglise catholique a bien fait de ne pas » approuver la constitution de groupes dirigeants restreints qui usurpent le pouvoir de l’État au profit de leurs intérêts particuliers ou à des fins idéologiques ».
L’équipe de Didier ne fait que plonger le pays à l’envers de la démocratie. Il y aura encore un chassé croisé de vautours ou meutes de vauriens sur les cadavres d’un peuple innocent. Il faut les contrer et les exfiltrer. Le plus tôt sera pour le salut du peuple de Dieu.
—-
Gonaïves le 28 octobre 2026
Pierre Robert Auguste

