Quatre étudiants de l’Université d’État d’Haïti participent à la recherche sur la réduction progressive des substances qui appauvrissent la couche d’ozone, dans les secteurs de la réfrigération et de la climatisation. Alan Casseus, Anne Medjina Gardère, Kiveline Étienne et Hudson Valcin bénéficient de bourses du ministère de l’Environnement, via son Bureau national de l’ozone, avec un financement du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Leurs mémoires de licence portent notamment sur les pratiques des techniciens du froid, les équipements disponibles sur le marché et la gestion des fluides frigorigènes. Les données recueillies doivent contribuer à mieux documenter le secteur et à orienter les politiques publiques liées à la transition vers des substances et pratiques moins dommageables pour l’environnement.
Ces travaux s’inscrivent dans les engagements d’Haïti au titre du Protocole de Montréal, auquel le pays a adhéré en 2000. Ils ont été présentés lors de la clôture de la Quinzaine de l’ozone 2026.
La formation professionnelle constitue un autre volet de cette démarche. Selon le PNUD, 80 techniciens frigoristes, contre 60 initialement prévus, ont été formés dans le Grand Nord aux bonnes pratiques de manipulation des fluides et à l’identification des substances réglementées.
À Cap-Haïtien et Ouanaminthe, 40 agents des douanes ont également reçu une formation destinée à améliorer la détection et le contrôle des substances concernées aux frontières. L’objectif est notamment de renforcer l’application des quotas d’importation et de lutter contre le commerce illicite.
Dans l’Ouest, 60 jeunes déplacés suivent par ailleurs une formation certifiante en réfrigération et climatisation. Ces différentes initiatives combinent recherche universitaire, formation technique et contrôle des importations pour accompagner l’évolution du secteur haïtien du froid.

