Réunis à New Delhi pour leur 18e sommet, les pays des BRICS mettent l’accent sur le financement du développement, la sécurité alimentaire, les technologies et une plus grande représentation des pays émergents dans les instances internationales. Le groupe, créé il y a 20 ans, cherche ainsi à renforcer son poids dans un contexte de recomposition des rapports de force mondiaux.
La Nouvelle Banque de développement (NBD), créée par les BRICS, a approuvé 139 projets représentant environ 43 milliards de dollars de financements à fin 2025, notamment dans les énergies renouvelables, les transports, l’eau et le logement. Une plateforme consacrée à la coopération industrielle doit également favoriser les échanges technologiques et les partenariats entre entreprises.
La sécurité alimentaire figure parmi les autres priorités. Les BRICS représentent environ 42% des terres agricoles et de la production céréalière mondiales. Une future bourse des céréales est présentée comme un outil destiné à renforcer la stabilité des approvisionnements, tandis que les ministres de l’Agriculture ont appelé à développer une agriculture plus résistante au changement climatique.
Le groupe entend aussi peser davantage sur les règles internationales concernant l’intelligence artificielle. Une déclaration adoptée en 2025 défend une participation accrue des pays en développement à la gouvernance numérique.
Cette évolution traduit une ambition plus large : accroître la capacité du Sud global à financer ses projets, sécuriser ses approvisionnements et participer à l’élaboration des normes internationales, alors que les équilibres économiques et diplomatiques mondiaux continuent de se déplacer.

