L’administration de Donald Trump a demandé jeudi à la Cour suprême des États-Unis de rétablir un décret visant à renforcer les règles du vote par correspondance, à deux mois des élections de mi-mandat.
Signé le 31 mars, le texte impose notamment un contrôle fédéral des électeurs autorisés à recevoir des bulletins par courrier. Il prévoit que les services de l’immigration et de la Sécurité sociale établissent une liste d’électeurs habilités, à partir de laquelle la Poste américaine (USPS) distribuerait les bulletins.
La mesure est contestée par plusieurs États dirigés par des démocrates et par une organisation d’électrices. La Cour suprême avait temporairement autorisé son application le 24 août, sans trancher sa constitutionnalité. Mais une juge fédérale a de nouveau suspendu le décret le 27 août, estimant notamment qu’il serait difficile pour les États de l’appliquer avant les élections et qu’il était probablement contraire à la Constitution.
Le conseiller juridique de l’administration, John Sauer, conteste cette analyse et demande à la haute juridiction de permettre l’entrée en vigueur du dispositif.
Le calendrier nourrit les inquiétudes. Un lanceur d’alerte a averti que le nouveau système informatique de l’USPS pourrait empêcher des millions d’électeurs de recevoir leur bulletin à temps.
Donald Trump critique régulièrement le vote par correspondance, qu’il accuse d’avoir contribué à sa défaite de 2020 face à Joe Biden, résultat qu’il continue de contester.
Près d’un tiers des électeurs américains avaient voté par correspondance lors de l’élection présidentielle de 2024, selon States United.

