La journaliste et militante américaine Gloria Steinem, l’une des figures historiques du mouvement féministe aux Etats-Unis, est morte mercredi à 92 ans à son domicile de New York, a annoncé jeudi sa fondation. La cause du décès n’a pas été précisée.
Née le 25 mars 1934 dans l’Ohio, Steinem s’était d’abord fait connaître comme journaliste au début des années 1960, avant de devenir une militante de premier plan pour les droits des femmes. Ses reportages sur les discriminations et le sexisme l’avaient rapidement placée au cœur des débats sur la condition féminine aux Etats-Unis.
Son engagement s’est renforcé à la fin des années 1960 après avoir assisté à une réunion consacrée à l’avortement. Elle avait alors révélé avoir elle-même subi une interruption volontaire de grossesse, à une époque où celle-ci était illégale dans de nombreux Etats américains.
Dans les années 1970, Gloria Steinem participe à la structuration du mouvement féministe et contribue à la création de Ms. Magazine et du National Women’s Political Caucus. Elle devient aussi l’une des principales voix en faveur de l’égalité entre les sexes et des droits reproductifs.
Très présente dans les campagnes et manifestations, elle poursuit ses activités pendant plusieurs décennies, malgré les critiques visant notamment son image publique et certaines de ses prises de position politiques.
Après la décision de la Cour suprême annulant en 2022 la protection fédérale du droit à l’avortement, elle avait appelé à poursuivre la mobilisation. Jusqu’à ses dernières années, elle défendait l’idée que les générations plus âgées pouvaient contribuer au débat public en transmettant leur expérience des combats passés.

