25 août 2026
Massacre à Kenscoff : le Mouvement Nou Bouke dénonce l’abandon des classes populaires, l’échec de Fils Aimé et des forces étrangères en Haïti 
Actualités Opinions Politique

Massacre à Kenscoff : le Mouvement Nou Bouke dénonce l’abandon des classes populaires, l’échec de Fils Aimé et des forces étrangères en Haïti 

Le Mouvement Citoyen Nou Bouke exprime sa vive colère après le nouveau massacre perpétré à Kenscoff dans  la nuit du 23 au 24 août 2026, où plus de 40 personnes ont été assassinées par des groupes armés. Une fois de  plus, le mouvement Nou Bouke constate que ce sont toujours les mêmes qui sont tués : les paysans, les ouvriers,  les commerçantes, les chômeurs, les femmes, les enfants, les jeunes sans avenir et les personnes déplacées.  

Pour Nou Bouke, le massacre de Kenscoff constitue un nouvel aveu d’échec du gouvernement dirigé par Alix  Didier Fils-Aimé. Ce gouvernement démontre son incapacité à garantir le droit le plus fondamental : le droit à la  vie. Cet échec est également celui des forces étrangères et des stratégies sécuritaires imposées au pays par la  communauté internationale depuis des années. Car, malgré la présence de forces étrangères, les massacres  continuent. 

Pour le Mouvement Nou Bouke, ces forces étrangères servent avant tout à assurer la sécurité des responsables  politiques, des entreprises privées ainsi que des résidences des élites politiques et économiques, tandis que les  populations de Kenscoff continuent d’être massacrées. Le massacre de Kenscoff révèle une vérité implacable : le  gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé et la communauté internationale ont échoué dans leur stratégie  sécuritaire. 

Nou Bouke affirme qu’aucune société ne peut se construire sur l’abandon systématique de ses citoyens et des  plus pauvres. Aucune stratégie sécuritaire ne peut être considérée comme efficace lorsque les paysans, les  femmes, les enfants, les travailleurs et les personnes déplacées demeurent les principales victimes de la violence. 

Le Mouvement Nou Bouke exige une assistance immédiate aux familles victimes du massacre de Kenscoff, une  réorientation des priorités sécuritaires vers la protection des populations et l’ouverture d’un débat national sur  l’échec des politiques sécuritaires actuelles.  

Face à cette nouvelle tragédie, Nou Bouke appelle les organisations populaires, les syndicats, les associations  citoyennes, les mouvements de jeunesse, et la diaspora haïtienne à se mobiliser pour exiger des comptes au gouvernement de Alix Didier Fils-Aimé et imposer un véritable changement de cap. Ces massacres démontrent  une nouvelle fois l’impossibilité d’organiser des élections libres, transparentes et sécurisées sous ce  gouvernement. Toute tentative de tenue d’un scrutin dans un tel climat de violence pourrait conduire à une 

tragédie comparable au massacre de Ruelle Vaillant du 29 novembre 1987, lorsque des électeurs furent  assassinés alors qu’ils exerçaient leur droit de vote. 

Il est temps de rompre avec les politiques d’abandon et d’échec qui condamnent le peuple haïtien à la peur, à  l’exil ou à la mort. 

Moise Eugene, Coordinateur
Farah Maitre, Coordinatrice

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.