Le Mouvement Citoyen Nou Bouke exprime sa vive colère après le nouveau massacre perpétré à Kenscoff dans la nuit du 23 au 24 août 2026, où plus de 40 personnes ont été assassinées par des groupes armés. Une fois de plus, le mouvement Nou Bouke constate que ce sont toujours les mêmes qui sont tués : les paysans, les ouvriers, les commerçantes, les chômeurs, les femmes, les enfants, les jeunes sans avenir et les personnes déplacées.
Pour Nou Bouke, le massacre de Kenscoff constitue un nouvel aveu d’échec du gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé. Ce gouvernement démontre son incapacité à garantir le droit le plus fondamental : le droit à la vie. Cet échec est également celui des forces étrangères et des stratégies sécuritaires imposées au pays par la communauté internationale depuis des années. Car, malgré la présence de forces étrangères, les massacres continuent.
Pour le Mouvement Nou Bouke, ces forces étrangères servent avant tout à assurer la sécurité des responsables politiques, des entreprises privées ainsi que des résidences des élites politiques et économiques, tandis que les populations de Kenscoff continuent d’être massacrées. Le massacre de Kenscoff révèle une vérité implacable : le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé et la communauté internationale ont échoué dans leur stratégie sécuritaire.
Nou Bouke affirme qu’aucune société ne peut se construire sur l’abandon systématique de ses citoyens et des plus pauvres. Aucune stratégie sécuritaire ne peut être considérée comme efficace lorsque les paysans, les femmes, les enfants, les travailleurs et les personnes déplacées demeurent les principales victimes de la violence.
Le Mouvement Nou Bouke exige une assistance immédiate aux familles victimes du massacre de Kenscoff, une réorientation des priorités sécuritaires vers la protection des populations et l’ouverture d’un débat national sur l’échec des politiques sécuritaires actuelles.
Face à cette nouvelle tragédie, Nou Bouke appelle les organisations populaires, les syndicats, les associations citoyennes, les mouvements de jeunesse, et la diaspora haïtienne à se mobiliser pour exiger des comptes au gouvernement de Alix Didier Fils-Aimé et imposer un véritable changement de cap. Ces massacres démontrent une nouvelle fois l’impossibilité d’organiser des élections libres, transparentes et sécurisées sous ce gouvernement. Toute tentative de tenue d’un scrutin dans un tel climat de violence pourrait conduire à une
tragédie comparable au massacre de Ruelle Vaillant du 29 novembre 1987, lorsque des électeurs furent assassinés alors qu’ils exerçaient leur droit de vote.
Il est temps de rompre avec les politiques d’abandon et d’échec qui condamnent le peuple haïtien à la peur, à l’exil ou à la mort.
Moise Eugene, Coordinateur
Farah Maitre, Coordinatrice

