Le département d’État américain a annoncé lundi avoir révoqué plus de 175 000 visas délivrés à des ressortissants étrangers depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, invoquant notamment des infractions criminelles et des risques pour la sécurité.
Selon l’administration, la plupart des révocations concernent des personnes accusées de trafic ou de possession de stupéfiants, de conduite en état d’ivresse, de violences, d’agressions sexuelles, de maltraitance d’enfants ou de fraude. D’autres dossiers seraient liés à des tentatives présumées de contourner le système d’immigration.
Le département d’État n’a pas précisé la période couverte par ces révocations ni fourni de liste des personnes concernées. Le New York Times indique ne pas avoir pu vérifier indépendamment leur identité, leur nationalité ou leur situation au moment du retrait des visas.
L’administration a également ciblé des étrangers accusés d’avoir célébré l’assassinat de Charlie Kirk, militant américain de droite tué en septembre 2025. Washington affirme vouloir utiliser les moyens juridiques à sa disposition contre les détenteurs de visas considérés comme une menace ou ayant enfreint les règles.
Le département d’État a par ailleurs annoncé de prochaines expulsions visant notamment des ressortissants iranien, cubain et koweïtien, auxquels il reproche des liens avec des autorités étrangères ou des prises de position hostiles aux États-Unis.

