L’organisation de la Coupe du monde de la FIFA 2026 n’a pas seulement mobilisé un imposant dispositif de sécurité autour des stades. Les autorités du New Jersey révèlent qu’une vaste opération menée de mai à juillet contre la traite des êtres humains a permis de secourir 97 victimes présumées et de procéder à 71 arrestations à travers l’État.
Selon la procureure générale Jennifer Davenport, les enquêtes coordonnées par la Division of Criminal Justice et la New Jersey State Police, avec l’appui de 44 agences locales, étatiques et fédérales, ont conduit à l’arrestation de 40 acheteurs présumés de services sexuels ainsi que de 31 autres personnes soupçonnées d’infractions liées à l’exploitation humaine.
Plusieurs enquêtes demeurent ouvertes et les poursuites sont désormais confiées aux procureurs des comtés concernés.
Les autorités expliquent que les grands événements internationaux peuvent accroître les risques d’exploitation des personnes vulnérables. En parallèle des opérations policières, les victimes ont été orientées vers des services d’hébergement, de soutien psychologique, d’assistance juridique et de traitement des dépendances, en collaboration avec des organisations communautaires.
Cette campagne s’inscrivait dans une stratégie plus large de prévention lancée avant le Mondial, comprenant la formation de professionnels de la santé, de l’hôtellerie et d’autres secteurs susceptibles de détecter les signes de traite des êtres humains, ainsi qu’une campagne de sensibilisation déployée dans les aéroports, hôtels, réseaux de transport et zones réservées aux partisans.

