À l’occasion de la patronale de la Notre-Dame du Mont-Carmel, la présidente de la commission communale intérimaire de Saut-d’Eau, Marie-André Ruth Thélus, interpelle les autorités du pouvoir central face à l’insécurité grandissante et l’occupation depuis plus de deux ans de la commune par les gangs affiliés à la coalition criminelle « Viv Ansanm ».
C’est un message poignant délivré, ce jeudi 16 juillet 2026, par l’agent exécutif intérimaire de Saut-d’Eau Marie-André Ruth Thélus au gouvernement et aux forces vives d’Haïti. Une prise de conscience collective pour mettre fin à la violence des gangs et favoriser le retour à la paix dans le pays, s’impose lance-t-elle. À l’occasion de la patronale de la Notre-Dame du Mont-Carmel, la responsable de Mairie, avec le cœur déchiré, déplore la situation lamentable dont fait face sa commune.
Pour elle, la souffrance des familles, la détresse des déplacés forcés, l’exode massif des natifs de Saut-d’Eau vers des lieux hostiles, les rêves brisés dans les camps d’hébergement de fortune ont fait place aux festivités socioculturelles devant rehausser la célébration de la Vierge Miracle dénommée sous le vocable de la Notre-Dame du Mont-Carmel. Nostalgique, Marie-André Ruth Thélus interpelle sur les traditions culturelles profanées.
Aujourd’hui, en évoquant le rendez-vous manqué de la patronale de la Notre-Dame du Mont-Carmel à Saut-d’Eau, c’est comme raviver les braises d’un lointain souvenir réjouissant, rappelle l’édile. Une plongée dans les mémoires de la patronale du Mont-Carmel dans les années précédentes rappelle les moments forts empreints d’émotion, de convivialité, de mystique dans la cascade de Saut-d’Eau.
Aux dirigeants politiques, aux pouvoirs compétents, Marie-André Ruth Thélus appelle à un sursaut collectif, à agir dans la célérité afin de s’engager dans une campagne de paix, tout en invitant les Saudelais à garder l’espoir. Elle rappelle que les traditions et les cultures qui cimentent les valeurs haïtiennes sont impérissables, tout en invitant les paroissiens à garder le cap.
Hervé Noel

