14 juillet 2026
Haïti | Après son appel au « déchoukaj » contre Alix Fils-Aimé, Moïse Jean-Charles convoqué au parquet de Port-au-Prince
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Haïti | Après son appel au « déchoukaj » contre Alix Fils-Aimé, Moïse Jean-Charles convoqué au parquet de Port-au-Prince

Haïti | Après son appel au « déchoukaj » contre Fils-Aimé, Moïse Jean-Charles convoqué au parquet de Port-au-Prince

Port-au-Prince, 13 juillet 2026 — Le parquet de Port-au-Prince a convoqué l’ancien sénateur Moïse Jean-Charles pour le jeudi 16 juillet, quelques jours après ses déclarations au Cap-Haïtien annonçant une opération de « déchoukaj » destinée à obtenir le départ du Premier ministre de doublure, Alix Didier Fils-Aimé, au terme de la Coupe du Monde.

Le dirigeant de Pitit Dessalines, formation associée au processus ayant conduit à l’installation du CPT extra-constitutionnel, avait lancé cet appel à la mobilisation devant une foule nombreuse réunie au Cap-Haïtien. Il avait invité ses partisans à se mobiliser contre le chef du gouvernement, dont le départ avait été scellé en novembre dernier, mais qui s’est maintenu en poste avec le soutien révélé de plusieurs représentations diplomatiques étrangères. Moïse Jean-Charles l’accuse d’incompétence et d’impuissance face à l’aggravation de la situation nationale.

Contacté par le média Métronome, l’ancien sénateur a qualifié cette convocation de « persécution politique ». Il a toutefois maintenu ses déclarations contre Alix Didier Fils-Aimé et réaffirmé sa volonté d’obtenir son départ de la direction du pays.

L’enchaînement rapide entre le rassemblement du Cap-Haïtien et la convocation émise par le parquet nourrit les soupçons d’une utilisation politique de l’appareil judiciaire.

Régulièrement accusé par des organisations de défense des droits humains et plusieurs acteurs politiques de s’aligner sur les intérêts des pouvoirs successifs, le parquet de Port-au-Prince n’avait toujours précisé, lundi soir, ni les fondements juridiques de la convocation ni la nature exacte des faits reprochés à Moïse Jean-Charles. Rezo Nòdwès n’était pas parvenu à joindre le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de la capitale.

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