L’Iran a annoncé dimanche la fermeture du détroit d’Ormuz « jusqu’à nouvel ordre » après une reprise des affrontements avec les États-Unis, déclenchée par l’attaque d’un navire dans cette voie maritime stratégique. Cette nouvelle escalade remet en cause le cessez-le-feu conclu en juin entre les deux pays.
Selon les Gardiens de la révolution, un navire accusé d’avoir compromis la sécurité maritime a été intercepté, tandis que l’agence britannique UKMTO a fait état d’un incendie à bord d’un porte-conteneurs près de la péninsule de Moussandam, à Oman. L’équipage a été évacué et un marin indien est porté disparu.
En réponse, le Commandement central américain (CENTCOM) a indiqué avoir mené environ 140 frappes contre des installations militaires iraniennes, visant notamment des sites de missiles, de drones, des infrastructures navales et des dépôts de munitions. Des explosions ont été signalées dans plusieurs régions du sud de l’Iran.
L’Iran a également revendiqué des tirs de missiles contre une base américaine au Qatar, ainsi que des frappes en Jordanie et à Oman. Les autorités qatariennes ont annoncé avoir intercepté plusieurs projectiles.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures, revêt une importance stratégique majeure. Plusieurs pays de la région, dont le Pakistan, le Qatar et la Jordanie, ont appelé à une désescalade afin d’éviter un élargissement du conflit.

