L’Association nationale des magistrats haïtiens (ANAMAH) a estimé que les réformes engagées depuis la création du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), il y a quatorze ans, restent fragilisées par les difficultés croissantes auxquelles est confronté le système judiciaire.
Dans un communiqué publié à l’occasion de l’anniversaire de l’institution, l’organisation reconnaît que le CSPJ a contribué à renforcer l’indépendance de la justice, notamment à travers la certification des magistrats et la mise en place de mécanismes destinés à améliorer la gouvernance judiciaire.
L’ANAMAH affirme toutefois que de nombreuses juridictions souffrent d’un manque de moyens matériels, d’effectifs insuffisants et de la dégradation des infrastructures, limitant leur fonctionnement. Selon l’association, plusieurs cabinets d’instruction ne disposent pas des ressources nécessaires pour exercer leurs missions.
Les magistrats appellent le CSPJ et le ministère de la Justice à instaurer un cadre permanent de concertation afin d’apporter des réponses aux difficultés du secteur et de renforcer le fonctionnement du service public de la justice en Haïti.

