Les discriminations raciales continuent de limiter l’accès au sport, depuis la pratique amateur jusqu’aux postes de direction, affirme un rapport présenté jeudi devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Selon l’experte indépendante Ashwini K.P., les obstacles économiques, les règles d’éligibilité et la sous-représentation des minorités dans les instances sportives entretiennent des inégalités structurelles. Le document souligne que le coût des équipements, le manque d’infrastructures et certaines restrictions freinent l’accès au sport pour de nombreux jeunes issus de groupes marginalisés.
Le rapport cite notamment la destruction d’installations sportives dans le territoire palestinien occupé, l’interdiction du hijab dans certaines compétitions en France ainsi que la faible représentation des minorités dans les organes dirigeants de plusieurs fédérations.
L’experte appelle les États et les organisations sportives à renforcer la collecte de données sur les discriminations, à garantir un accès équitable aux infrastructures, à revoir les règles susceptibles d’avoir des effets discriminatoires et à promouvoir une gouvernance plus représentative afin de réduire les inégalités persistantes dans le monde du sport.

