La réouverture de l’Hôpital de la Convention Baptiste d’Haïti, le lundi 29 juin 2026, est accueillie comme une bonne nouvelle pour les familles du Nord, après environ trois mois de fermeture et une dette estimée à un million de dollars américains.
Mais derrière cette relance, des interrogations persistent sur la capacité réelle de l’institution à faire fonctionner durablement ses services essentiels, avec seulement 28 employés annoncés pour cette première phase.
Au-delà de la cérémonie officielle, cette situation révèle surtout les limites du comité de la Convention Baptiste d’Haïti, critiqué pour son manque de leadership, d’anticipation et de transparence dans la gestion d’un hôpital aussi stratégique. La reprise des activités ne saurait masquer les blessures laissées par plusieurs mois d’arrêt, les difficultés du personnel et les inquiétudes des patients.
Plusieurs voix s’interrogent également sur l’influence exercée par le pasteur Gédéon Eugène dans certains choix internes de la CBH. Pour une institution religieuse appelée à défendre l’humanisme, la compassion et le service aux plus vulnérables, l’impression d’un comité affaibli, manipulable et éloigné des urgences humaines constitue un signal préoccupant.
La réouverture de l’HCBH ne doit donc pas être réduite à un acte symbolique. Elle doit s’accompagner d’un vrai plan de redressement, d’un leadership responsable, d’une gestion transparente et d’un engagement clair envers les patients, les employés et la communauté. Sans cela, l’espoir annoncé risque de rester une simple promesse.
Guyno DUVERNE
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