Haïti-Écosse : Ghorbal au banc des accusés, deux penalties possibles ignorés et une VAR muette
Boston — Trois images, trois séquences litigieuses, une même colère haïtienne. Lors de la défaite des Grenadiers contre l’Écosse, 1-0, l’arbitrage de l’Algérien Mustapha Ghorbal apparaît désormais au centre d’un dossier explosif : deux possibles mains écossaises dans la surface, non sanctionnées, et une action dangereuse susceptible d’avoir mérité une exclusion.
À la 73e minute, une première image montre le ballon au contact du bras d’un joueur écossais dans la zone de vérité. Cinq minutes plus tard, à 78:08, une autre séquence, captée derrière le but, montre encore une possible main écossaise au cœur de la surface. Dans les deux cas, Haïti réclamait penalty. Dans les deux cas, Ghorbal n’a pas sifflé. Dans les deux cas, la VAR n’a pas imposé de consultation à l’écran.
La troisième image alourdit le dossier : un joueur écossais intervient le pied très haut face à un Grenadier près de la ligne de touche. La semelle, levée à hauteur dangereuse, pose la question d’une faute grossière, voire d’un carton rouge possible, selon l’appréciation disciplinaire du geste et du risque encouru par l’adversaire.
Sur les réseaux hispanophones, la critique a été directe : après une telle prestation, avec « une possible rouge » et « deux penalties plus que possibles pour main », certains observateurs estiment qu’il serait difficile de revoir Ghorbal diriger un autre match sur la pelouse durant ce Mondial. Pour Haïti, battue au score mais combative dans le jeu, la colère dépasse l’émotion : elle touche à l’équité sportive, à la cohérence de la VAR et à la responsabilité arbitrale sur la plus grande scène du football mondial.





