Que ceux qui n’ont pas défendu Haiti devant les nations
Ne devraient plus décider seuls de son orientation.
Si j’étais un militant, je porterais la voix oubliée,
Celle des opprimés que l’injustice a trop longtemps défiée.
Je marcherais pour le droit, la dignité, la vérité,
Car aucun peuple ne grandit sous le poids de l’iniquité.
Si j’étais un militant, je crierais sans détour,
Que la liberté n’est pas un cadeau offert au lever du jour.
Elle porte les traces des luttes et des sacrifices passés,
Le prix des âmes courageuses qui ont refusé de plier.
Si j’étais un militant, je désignerais sans peur
Ceux qui ont renoncé au pays, à sa grandeur, à son honneur.
Ceux qui oublient qu’une nation ne se vend pas au gré du temps,
Ni sous les calculs fragiles des intérêts du moment.
Si j’étais un militant, je rappellerais à l’histoire
Que diriger un peuple n’est pas confisquer son espoir.
Que ceux qui n’ont pas défendu son nom devant les nations
Ne devraient plus décider seuls de son orientation.
Voilà… si j’étais un militant,
Je serais gardien d’une mémoire, témoin du présent.
Une voix debout malgré les vents et les tourments,
Pour dire qu’un peuple libre ne marche jamais en rampant.
cba

