L’administration du président américain Donald Trump a accordé un rare répit migratoire à environ 11 000 ressortissants libanais bénéficiant du Statut de protection temporaire (TPS), leur permettant de continuer à vivre et travailler légalement aux États-Unis jusqu’au 27 novembre 2026.
La prolongation, annoncée par le Département américain de la Sécurité intérieure (DHS), intervient dans un contexte d’instabilité persistante au Liban, notamment les tensions et affrontements dans le sud du pays. Contrairement à une nouvelle décision politique volontaire, cette extension de six mois a été déclenchée automatiquement après l’absence de décision administrative avant l’échéance légale prévue par la loi américaine.
Cette mesure apparaît comme une exception dans la ligne migratoire de l’administration Trump, engagée dans une réduction de plusieurs protections temporaires accordées auparavant à des ressortissants étrangers, notamment originaires du Venezuela, d’Haïti, du Nicaragua et de la Syrie.
Créé par le Congrès américain en 1990, le TPS permet à des étrangers déjà présents sur le territoire américain d’éviter une expulsion lorsque leur pays d’origine est confronté à une guerre, une catastrophe naturelle ou une crise exceptionnelle. Le dispositif autorise également les bénéficiaires admissibles à obtenir une autorisation de travail pendant la durée de la protection.
La décision concernant les Libanais intervient alors que plusieurs batailles judiciaires entourent l’avenir du TPS aux États-Unis, un programme devenu l’un des points de confrontation majeurs entre les défenseurs d’une politique humanitaire et les partisans d’une application plus restrictive des mesures migratoires temporaires.

