La compagnie régionale française Air Antilles a définitivement cessé ses activités après une décision de liquidation immédiate prononcée le 27 avril 2026 par le tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. La fermeture laisse des centaines de voyageurs bloqués dans les Antilles françaises et supprime l’un des rares réseaux aériens reliant directement plusieurs îles de la Caraïbe à des plaques tournantes internationales comme Paris, Miami ou New York.
Immobilisée depuis décembre 2025, la compagnie avait perdu sa licence d’exploitation à la suite d’un audit de sécurité défavorable mené par la Direction de la sécurité de l’aviation civile (DSAC), autorité française de supervision aérienne. Selon plusieurs médias spécialisés, la société faisait face à une dette supérieure à 56 millions d’euros, aggravée par des pertes d’exploitation persistantes et l’impossibilité de financer les réparations techniques exigées pour reprendre ses vols.
Le tribunal a rejeté plusieurs offres de reprise jugées insuffisamment crédibles. Quelque 116 employés et membres d’équipage perdent ainsi leur emploi, tandis que la flotte de la compagnie — composée notamment de deux ATR 72, d’un ATR 42 et d’un Twin Otter — doit être vendue dans le cadre de la procédure de liquidation.
Fondée en 2002, Air Antilles desservait des destinations telles que la Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Sainte-Lucie, Antigua, la Barbade, San Juan ainsi que République Dominicaine. Sa disparition accentue l’isolement aérien de plusieurs territoires ultramarins déjà confrontés à des coûts élevés de déplacement et à une offre régionale limitée.
La fermeture intervient dans un climat de fragilité plus large du transport aérien régional, marqué récemment par des difficultés financières et restructurations touchant plusieurs compagnies internationales.

