Transat A.T. Inc. a averti vendredi que la hausse rapide du prix du carburant d’aviation, aggravée par la fermeture prolongée du détroit d’Hormuz, exerce une forte pression sur ses finances et l’oblige à revoir une partie de son programme de vols pour 2026.
Le transporteur montréalais affirme avoir réduit d’environ 6 % sa capacité prévue entre mai et octobre 2026 et imposé des surcharges de carburant sur les nouvelles réservations afin de limiter l’impact de la crise énergétique qui frappe l’industrie aérienne mondiale.
Selon l’entreprise, malgré ces mesures, les coûts additionnels liés au carburant ont atteint environ 70 millions de dollars en mars et avril, soit une hausse de plus de 75 % comparativement à la même période en 2025.
La société explique que les surcharges tarifaires ont eu un effet limité jusqu’à présent, plusieurs voyages ayant été réservés avant la flambée des prix.
Annick Guérard a indiqué que la situation demeure « matérielle » pour l’entreprise, qui doit aussi composer avec la suspension de son programme de vols vers Cuba jusqu’en novembre 2026.
La fermeture du détroit d’Hormuz, corridor stratégique pour le pétrole mondial, alimente depuis plusieurs semaines la volatilité des marchés énergétiques et accentue les inquiétudes des transporteurs aériens face à l’explosion des coûts d’exploitation.
Les résultats financiers de Transat A.T. Inc. pour le trimestre terminé le 30 avril doivent être publiés à la mi-juin.

