15 mai 2026
Tonton-macoutique tentative d’intimidation du linguiste-terminologue Robert Berrouët-Oriol : les Journées internationales de la diaspora haïtienne de Montréal avalisent une fois de plus la corruption au Fonds national de l’éducation d’Haïti
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Tonton-macoutique tentative d’intimidation du linguiste-terminologue Robert Berrouët-Oriol : les Journées internationales de la diaspora haïtienne de Montréal avalisent une fois de plus la corruption au Fonds national de l’éducation d’Haïti

Par Robert Berrouët-Oriol 

Linguiste-terminologue

Ancien enseignant à la Faculté de linguistique appliquée de l’Université d’État d’Haïti

Conseiller spécial au Conseil national d’administration

du Regroupement des professeurs d’universités d’Haïti (REPUH)

Konseye pèmanan, Asosyasyon pwofesè kreyòl Ayiti (APKA)

Membre du Comité international de mise à jour du Dictionnaire des francophones

Montréal, le 15 mai 2026

Tonton-macoutique, adjectif dérivé de Tonton Macoute. Qui relève des pratiques, méthodes ou comportements associés aux Tontons Macoutes durant la dictature des Duvalier : autoritaires, répressifs, intimidants, violents ou fondés sur l’impunité politique. Les Tontons Macoutes –officiellement les Volontaires de la sécurité nationale (VSN), milice politique créée le 30 juillet 1958–, constituent l’un des dispositifs les plus emblématiques du terrorisme d’État du régime duvaliériste. Leur histoire s’étend de 1958 à 1986, sous François Duvalier puis Jean-Claude Duvalier. Tonton-macoutique est une dérivation analogique et suffixale à partir du syntagme nominal Tonton Macoute (nom propre devenu nom commun. [NOTE lexicographique élaborée par RBO.]

Mise en contexte factuelle

Acte 1

Les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH2026) se sont tenues à Montréal du 17 au 19 avril 2026. Durant ces Assises, les JIDH2026 ont accordé, sur le mode d’un actif partenariat institutionnel, une ample tribune promotionnelle et politique un micro ouvert sans contrepartie critique–, au Fonds national de l’éducation (FNE). Ce partenariat institutionnel et politique est explicitement mentionné sur le profil Facebook du Fonds national de l’éducation, dès le 18 avril 2026, dans les termes suivants : « À Montréal, le Directeur général du FNE invite la diaspora haïtienne à s’engager dans un projet éducatif moderne et inclusif pour Haïti. (…) Partenaire principal de cette édition, le Fonds national de l’éducation (FNE) s’inscrit au coeur de cette mobilisation, en contribuant activement aux échanges à travers une délégation conduite notamment par son Directeur général, Monsieur Elysé Colagène. L’institution y défend une orientation claire : faire de l’éducation le socle d’une transformation durable, en mobilisant de manière structurée les ressources les compétences et l’expertise de la diaspora haïtienne ».

« Fier partenaire » et « Partenaire principal » des JIDH2026, le Fonds national de l’Éducation d’Haïti a participé au « Panel 3 » consacré à l’éducation en Haïti. Cette activité est mentionnée comme suit sur le site Web officiel des Journées internationales de la diaspora haïtienne : 

« PANEL 3

Éducation en Haïti – La diaspora au cœur des assises 2026 — Mobilisation & appel à contributions

–Contributeurs annoncés– « Élysée Colagène, directeur général du Fonds national de l’Éducation (FNE) ; Jean Marie Théodat, géographe, maître de conférences, Université Paris-1 Panthéon Sorbonne ; Darline Cothière, directrice générale, Maison des journalistes, Paris, consultante internationale pour l’UNESCO ; Carly Dollin, Ph.D. Economics, M.S. Statistics, Researcher in Economics of Technology, Labor and Development ; Augustin Antoine, ex-ministère de l’Éducation nationale ; Obrillant Damus, enseinant-chercheur, Université d’État d’Haïti. Modératrice : Ingrid Reis, fondatrice et directrice, Empowrhub, Lausanne, Suisse ». 

Acte 2

Peu de temps après la clôture de ces Assises, nous avons fait paraître le 23 avril 2026, sur Rezonòdwès, l’article intitulé « À Montréal, les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) avalisent la corruption endémique qui sévit, en Haïti, au Fonds national de l’éducation ». Cet article consigne notre première prise de position publique et amplement documentée sur les JIDH 2026. Cet article s’articule en une lettre ouverte adressée à Elmano Endara Joseph, journaliste du quotidien Le National paraissant en Haïti et qui a commis dans ce journal un texte fort complaisant et dénué de distance critique. Dans cet article nous analysons la participation du directeur du Fonds national de l’éducation (FNE) aux Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) et dénonçons l’absence de transparence entourant cet organisme. L’article du 23 avril 2026 a été actualisé et publié le 28 avril 2026 en Martinique sur le site Madinin’art sous le titre « JIDH 2026 : vitrine ou camouflage ? » et, le 29 avril 2026, il est paru sur le site Fondas kreyòl en Martinique sous le titre « Demande formelle d’une enquête exhaustive sur la participation du chancelier de l’Université de montréal, M. Srantz Saintellemy, aux Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) ». L’article du 23 avril 2026, « À Montréal, les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) avalisent la corruption endémique qui sévit, en Haïti, au Fonds national de l’éducation » a été diffusé en Haïti sur les 17 plateformes régionales du Regroupement des professeurs d’universités d’Haïti (REPUH) et sur le fil info de l’Asosyasyon pwofesè kreyòl Ayiti (APKA).

Dans cet article, nous avons démontré que les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) ont servi de vitrine complaisante et propagandiste au Fonds national de l’éducation (FNE), un organisme de l’État haïtien au cœur de graves allégations de corruption et de détournement de centaines de millions de Gourdes de 2011 à 2025. Notre analyse précise qu’en offrant une vaste tribune promotionnelle et politique un micro ouvert sans contrepartie critique–, au Fonds national de l’éducation (FNE), les JIDH2026 ont légitimé, sans aucun examen critique, un organisme impliqué dans des détournements massifs de fonds publics.

Notre article met en lumière :

1. L’absence totale de transparence du FNE

Le Fonds national de l’éducation est l’objet, en Haïti, d’enquêtes approfondies de l’ULCC (l’Unité de lutte contre la corruption) pour :

  • opacité financière,
  • absence de reddition de comptes,
  • absence d’états financiers annuels de 2011 à 2025,
  • absence d’audits des états financiers annuels de 2011 à 2025,
  • gestion non conforme aux lois haïtiennes,
  • des faits de détournements de plusieurs centaines de millions de Gourdes.

Ces faits sont documentés depuis plusieurs années et les médias locaux en ont témoigné à plusieurs reprises.

2. Responsabilité morale et politique des organisateurs des Journées internationales de la diaspora haïtienne de Montréal (JIDH 2026)

Dans notre article, nous avons démontré que les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) ont 

  • offert une tribune ouvertement complaisante au Fonds national de l’éducation,
  • sans aucune mise en contexte,
  • sans questionnement critique,
  • sans prise en compte des enquêtes en cours en Haïti,
  • et en excluant à dessein l’ensemble des organisations haïtiennes du secteur de l’éducation oeuvrant en Haïti. 

Il s’agit là manifestement d’une faute éthique et politique résultant d’un partenariat inter-institutionnel bien rôdé entre les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) et le Fonds national de l’éducation : celui-ci y a trouvé le terreau fertile d’une vaste opération de « blanchiment de la corruption » et de normalisation d’une entreprise de modélisation et de banalisation de la corruption.

TABLEAU 1 — Caractéristiques institutionnelles et opérationnelles de LA CHAÎNE D’INVISIBILISATION DE LA CORRUPTION au Fonds national de l’éducation (2011-2026)

Première étapeDeuxième étape Troisième étape
Appels téléphoniques entrants + transferts d’argent vers Haïti = collecte des fonds au CONATELAcheminement des fonds du CONATEL au Trésor public (BRH)Distribution de sommes indéfinies, par le FNE, dans le système éducatif national
Caractéristiques de la troisième étapeCaractéristiques de l’opacité administrative et financière au FNE
Absence de mécanismes de contrôle juridique et administratif de la distribution de sommes indéfinies dans le système éducatif nationalAbsence d’états financiers annuels des fonds engrangés de 2011 à 2026
Absence d’audits des états financiers annuels des fonds engrangés de 2011 à 2026

3. Instrumentalisation de la diaspora

En toute rigueur, nous avons démontré que les JIDH2026 ont servi de plateforme multifacette destinée à redorer l’image du Fonds national de l’éducation –image lourdement discréditée en Haïti–, auprès de la diaspora haïtienne du Canada. Notre article met en lumière l’institution d’une vaste machine promotionnelle présumément supportée par « +50 partenaires institutionnels et privés » où des « experts » étaient appelés à s’exprimer dans « des dizaines de conférences et panels ». Cette vaste machine promotionnelle avait pour objectif :

  • de présenter le FNE comme un partenaire légitime, un « Partenaire principal », un « Fier partenaire » des JIDH2026 
  • d’installer durablement le FNE, désormais re-légitimé par les JIDH2026, dans la dynamique de la coopération entre la diaspora et Haïti. 

Acte 3

Le 29 avril 2026, les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) nous acheminent une « mise en demeure » contestant l’analyse-diagnostic consignée dans notre article du 27 avril 2026. En voici le texte intégral :






MISE EN DEMEURE – Propos diffamatoires et atteinte grave à la réputation 
SOUS TOUTES RÉSERVES 
À l’attention de : 
Monsieur Robert Berrouët-Oriol 
Linguiste-terminologue 
Monsieur, 
Nous agissons au nom de l’organisation des Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026). Nous avons pris connaissance de votre lettre datée du 27 avril 2026, adressée notamment au Conseil de l’Université de Montréal et au Bureau de la conduite responsable en recherche, intitulée « Journées internationales de la diaspora 
aïtienne (JIDH2026) : vitrine ou camouflage ? ».  Dans ce document, vous tenez des propos hautement préjudiciables, faux et malveillants à l’égard de notre organisation.  
Vous nous accusez notamment :  
● De mener une « vaste et délictueuse opération de promotion » ;  
● D’être une « entreprise commune et modélisée de camouflage de la corruption systémique » ; 
● D’être « bien installé dans la logistique et la propagande du cartel 
politico-mafieux ». 

Le simple fait d’offrir une plateforme de discussion à divers acteurs de la société, incluant des représentants institutionnels, relève de la liberté d’expression et de la mission de dialogue de notre organisation. Qualifier cette ouverture de « complicité » ou de « manœuvre criminelle » sans preuve constitue une faute civile grave au sens de l’article 1457 du Code civil du Québec. 
Vos écrits visent manifestement à nuire à notre crédibilité auprès de nos partenaires institutionnels, et portent atteinte à l’honneur et à la réputation de nos dirigeants. En conséquence, nous vous mettons formellement en demeure de :Supprimer ladite lettre, cesser immédiatement toute diffusion ou de tout autre propos similaire à notre sujet ; Transmettre une rétractation écrite aux mêmes destinataires que votre lettre initiale: M. Frantz Saintellemy, le Secrétariat général et le BCRR de l’Université de Montréal et toute personne ou entité mentionnée, en admettant le caractère infondé de vos 
accusations de complicité criminelle ; Nous confirmons par écrit, dans un délai de cinq (5) jours suivant la réception de la présente, votre engagement à respecter ces exigences. 
À défaut par vous de bifurquer de votre conduite et de respecter la présente mise en demeure, nous n’aurons d’autre choix que d’entamer des procédures judiciaires contre vous devant les tribunaux civils pour obtenir réparation des dommages subis (perte de contrats, atteinte à l’image, honoraires extrajudiciaires), et ce, sans autre avis ni délai. VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE. 
Judith Alegna St Jean Responsable des partenariats et des relations publiques 
Journées Internationales de la diaspora haïtienne (JIDH) 2026 


L’on observe que cette « mise en demeure » porte en guise de signature le nom de Judith Alegna St Jean. RAPPEL — Le nom de Judith Alegna St Jean apparaît sur le site Web officiel du Registraire des entreprises du Québec au chapitre de l’immatriculation le 14 novembre 2025 des Journées internationales de la diaspora haïtienne (« Numéro d’entreprise du Québec (NEQ) : 1181498008 »). Sur le site Web officiel du Registraire des entreprises du Québec, trois « administrateurs » des JIDH sont identifiés : Jean David Prophète (fondateur des JIDH), Isabelle Defay et Judith Alegna St Jean.

Acte 4

Le 11 mai 2026 nous avons publié sur divers sites, aux États-Unis, au Canada et en Haïti l’article intitulé « Charlatanisme, imposture et enfumage : actualisation des liaisons délictueuses entre les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 et le Fonds national de l’éducation d’Haïti ».  

Un partenariat institutionnel, politique et idéologique 

Dans cet article de 22 pages amplement documenté, nous avons une fois de plus démontré que les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) ont servi de vitrine complaisante et propagandiste au Fonds national de l’éducation (FNE), un organisme de l’État haïtien au cœur de graves allégations de corruption et de détournement de centaines de millions de Gourdes de 2011 à 2025. Notre analyse précise qu’en offrant une vaste tribune promotionnelle et politique un micro ouvert sans contrepartie critique–, au Fonds national de l’éducation (FNE), les JIDH2026 ont légitimé, sans aucun examen critique, un organisme impliqué dans des détournements massifs de fonds publics.

De manière rigoureuse et documentée nous avons mis en lumière la réalité du partenariat institutionnel, politique et idéologique institué entre les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 et le Fonds national de l’éducation (FNE). Nous avons démontré que les JIDH 2026 ont servi de plateforme de propagandiste de légitimation politique au Fonds national de l’éducation promu au rang de « Partenaire principal » de l’événement (voir le profil Facebook du Fonds national de l’éducation, 18 avril 2026 ; la mention Fonds national de l’éducation « Partenaire principal de l’événement » apparaît également dans le journal Le National daté du 21 avril 2026). Organisme public créé pour financer l’éducation en Haïti, le FNE a été mis sur pied en 2011 par Michel Martelly et Laurent Lamothe, les deux caïds en chef du cartel politico-mafieux du PHTK néo-duvaliériste. Le FNE, légalisé en 2017 et placé sous la juridiction du ministère de l’Éducation nationale d’Haïti, est l’objet, en Haïti, d’enquêtes approfondies de l’ULCC (l’Unité de lutte contre la corruption) pour :

  • opacité de sa gestion et malversation financière,
  • absence de reddition de comptes,
  • absence d’états financiers annuels de 2011 à 2025,
  • absence d’audits des états financiers annuels de 2011 à 2025,
  • gestion non conforme aux lois haïtiennes,
  • des faits de détournement de plusieurs centaines de millions de Gourdes.

TABLEAU 2 – Fiche de synthèse 

PériodeÉvénement et documentsSource
Oct. 2024 – Fév. 2025Subventions irrégulières (163 millions de Gourdes)Gestion FNE
8 déc. 2025Rapport ULCC : abus de fonction, détournement (163 millions de Gourdes)Rapport ULCC
9–10 déc. 2025Premiers articles de presseRHINEWS
17 déc. 2025Analyse Le NationalLe National
Avril 2026Mise à jour Gazette HaïtiGazette Haïti

Notre article du 11 mai 2026 précise que l’appel lancé à la diaspora haïtienne par l’actuel directeur du FNE Élysée Colagène vue d’un soutien massif à l’éducation en Haïti relève à la fois de l’imposture et d’une stratégie de prédation qui porte la marque de fabrique du cartel politico-mafieux du PHTK néo-duvaliériste, à savoir : (a) mettre sur pied une machine kleptocratique dont les recettes ne sont pas budgétisées et qui n’ont jamais fait l’objet de bilans financiers et d’audits de bilans financiers de 2011 à 2026 ; (b) habiller cette machine kleptocratique d’un vernis de légitimité juridique (Loi du 17 août 2017) ; (c) administrer cette machine kleptocratique en dehors du moindre contrôle du Parlement et selon les recettes managériales des « zenglendo à cravate ». Nous avons de la sorte précisé que c’est aussi à ce niveau que les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 ont avalisé le système de la corruption au FNE et amplement contribué à sa légitimation internationale et dans la communauté haïtienne du Canada. Les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 portent ainsi une lourde et scabreuse responsabilité de complicité institutionnelle : celle du « blanchiment de crédibilité » d’une institution haïtienne qui ne dispose guère en Haïti de la moindre crédibilité dans les milieux éducatifs. 

Au chapitre de la complicité institutionnelle et du « blanchiment de crédibilité », notre article consigne des faits que les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 ne pouvaient ignorer puisqu’ils sont de notoriété publique : les médias, au Canada et en Haïti, en ont fait état à de multiples occasions. Ainsi, les deux principaux caïds du cartel politico-mafieux du PHTK néo-duvaliériste, Michel Martelly et Laurent Lamothe, les « parrains-fondateurs » du FNE », ont été lourdement sanctionnés par le Canada et les États-Unis.

Les documents officiels relatifs aux sanctions canadiennes et américaines visant Michel Martelly et Laurent Lamothe proviennent principalement :

  • du gouvernement du Canada (Affaires mondiales Canada – AMC),
  • du gouvernement des États-Unis (Département du Trésor – OFAC).

Ces documents sont publics, datés, et ils détaillent les motifs : corruption grave, abus de fonction, participation au financement de gangs, selon les gouvernements concernés.

Documents officiels du Canada (sanctions 2022–2023)

Communiqué d’Affaires mondiales Canada – 20 novembre 2022Sanctions contre Michel Martelly, Laurent Lamothe, JeanHenry Céant. Motifs :

  • participation à des actes de corruption grave,
  • soutien financier à des gangs armés déstabilisant Haïti,
  • mesures prises sous la Loi sur les mesures économiques spéciales (Haïti).

Document officiel (AMC) :

  • « Canada imposes sanctions on Haitian political elites » (20 novembre 2022).
  • Contenu : gel des avoirs, interdiction de transactions, interdiction de territoire. 
  • Communiqué complémentaire – 2 décembre 2022
  • Confirme l’ajout de Martelly et Lamothe à la liste des personnes sanctionnées.

Notre article du 11 mai 2026, « Charlatanisme, imposture et enfumage : actualisation des liaisons délictueuses entre les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 et le Fonds national de l’éducation d’Haïti », démontre que le partenariat institutionnel entre les JIDH 2026 et le FNE relève d’un montage propagandiste et opérationnel délictueux, destiné à :

  • fabriquer une légitimité institutionnelle au FNE,
  • neutraliser les critiques,
  • instrumentaliser la diaspora comme caution morale,
  • dissimuler l’absence de reddition de comptes au Fonds national de l’éducation.

Acte 5 – En guise de conclusion

Sur le registre de la transparence et de la reddition des comptes, deux hypothèses d’action peuvent être envisagées.

PREMIÈRE HYPOTHÈSE – L’organisme Les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026, au cours des prochaines semaines, publient dans les médias, en Haïti et au Canada :

  1. les rapports financiers de l’ensemble de ses activités, de 2013 à 2026.
  2. les audits comptables de ses rapports financiers de chacune de ses activités, de 2013 à 2026.
  3. la liste exhaustive de tous les commanditaires de ses événements de 2013 à 2026.
  4. le bilan détaillé de toutes les subventions et commandites reçues 2013 à 2026 au titre du partenariat ou de la commandite d’événements.

DEUXIÈME HYPOTHÈSE — Les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 invitent formellement le Fonds national de l’éducation à publier dans les médias, en Haïti et au Canada :

  1. le montant exact et les pièces justificatives attestant toute commandite et/ou subvention éventuellement accordée aux Journées internationales de la diaspora haïtienne pour la réalisation de l’édition 2026 des JIDH ;
  2. le montant exact et les pièces justificatives attestant toute commandite et/ou subvention éventuellement accordée aux Journées internationales de la diaspora haïtienne pour la réalisation de l’ensemble de ses activités, de 2013 à 2026.

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