9 mai 2026
Petit-Goâve : nuit de panique après le survol de la ville par des hélicoptères non identifiés
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Petit-Goâve : nuit de panique après le survol de la ville par des hélicoptères non identifiés

photo d’illustration

Une vive panique a secoué la ville de Petit-Goâve dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 mai, après le survol d’une dizaine d’hélicoptères non identifiés au-dessus de plusieurs zones de la commune et de ses environs. Jusqu’à samedi matin, les autorités locales affirmaient ne disposer d’aucune information précise sur la situation.

Les premiers mouvements de panique ont été signalés dans la zone de Nan Pèsen, près de l’Hôpital Notre-Dame de Petit-Goâve. Selon plusieurs témoignages, des rafales d’armes automatiques auraient été entendues en mer vers 20 heures, provoquant l’inquiétude des riverains. La peur s’est ensuite rapidement propagée dans différents secteurs de la ville.

Une pluie tombée plus tard dans la soirée a brièvement calmé les tensions. Cependant, quelques heures après, de nouveaux mouvements de panique ont été observés dans le secteur de Bò Lopital, où des habitants ont été vus courant dans plusieurs directions, craignant une éventuelle attaque.

Aucune présence policière n’a été remarquée durant la nuit, ce qui a accentué les inquiétudes de la population. Cette situation survient dans un contexte particulièrement sensible, alors que le wharf de Petit-Goâve est devenu un point stratégique pour le transport de marchandises en provenance de Port-au-Prince, en raison du blocage de plusieurs axes routiers par des groupes armés.

Contactés par des journalistes, le commissaire de police, le commissaire du gouvernement et des membres de la commission communale ont déclaré qu’ils cherchaient eux aussi à comprendre ce qui s’était produit, affirmant ne disposer d’aucun détail supplémentaire.

Face au manque d’informations et à l’absence de réponses officielles, plusieurs habitants disent se sentir abandonnés et envisagent de s’organiser pour assurer leur propre sécurité.

À 10 heures ce samedi matin, le calme était revenu dans la ville et les habitants avaient repris leurs activités habituelles. Une patrouille fixe de la police a également été remarquée devant l’Hôpital Notre-Dame de Petit-Goâve.

Delmondo Charlemagne, en collaboration avec Makendy Zicout

photo d’archives

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