Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres, a mis en garde lundi contre un « dangereux recul » du financement du développement, lors de l’ouverture du Forum 2026 de l’ECOSOC.
Évoquant un monde « plongé dans la tourmente », il a souligné l’impact des tensions géopolitiques, de l’endettement croissant et de la hausse des dépenses militaires sur les économies, en particulier dans les pays en développement. « Les gouvernements consacrent davantage de moyens aux instruments de mort qu’aux fondements du développement », a-t-il déclaré.
Selon l’ONU, le déficit annuel pour atteindre les Objectifs de développement durable dépasse désormais 4.000 milliards de dollars. Dans le même temps, l’aide internationale recule, aggravant la pression sur les finances publiques.
M. Guterres a appelé à renforcer les mécanismes de financement, à réformer l’architecture de la dette et à moderniser le système financier international, jugé inadapté.
Il a insisté sur l’urgence d’une action collective pour soutenir la croissance, réduire les inégalités et préserver les perspectives de développement à l’échelle mondiale.

