18 avril 2026
GONAÏVES — 300 000 dollars pour un centre de dialyse : l’AGOM détaille son projet (entretien audio)
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GONAÏVES — 300 000 dollars pour un centre de dialyse : l’AGOM détaille son projet (entretien audio)

par Claudy Briend Auguste (cba)

Projet de centre de dialyse : l’Alliance Gonaïvienne d’Outre-mer (AGOM) en phase de structuration et de mobilisation

PORT-AU-PRINCE / GONAÏVES — L’Alliance Gonaïvienne d’Outre-mer précise les contours d’un projet de centre de dialyse estimé à 300 000 dollars américains, conçu comme un dispositif complet intégrant équipements, infrastructures techniques et budget de fonctionnement initial. Dans un entretien audio, West Wilbert Estiverne expose une approche qui excède l’acquisition de machines pour englober les exigences structurelles d’un service de soins spécialisé.

Le montage financier inclut l’alimentation en énergie électrique, la mise en place de systèmes de traitement et de purification de l’eau — conditions techniques indispensables à la dialyse — ainsi qu’une enveloppe couvrant la première année d’exploitation. Cette planification vise à prévenir les interruptions de service dans un environnement marqué par des contraintes logistiques récurrentes.

L’initiative s’inscrit dans un contexte de forte demande sanitaire, liée notamment à la progression de pathologies chroniques telles que l’hypertension et le diabète, facteurs majeurs d’insuffisance rénale. L’accès au traitement demeure limité par des coûts élevés : entre 200 et 300 dollars par séance, hors transport, avec des dépenses pouvant atteindre environ 500 dollars pour les patients contraints de se déplacer vers d’autres centres urbains. Les protocoles médicaux imposant en moyenne deux séances hebdomadaires, le traitement excède les capacités financières d’une grande partie de la population.

Dans ce cadre, l’AGOM privilégie une implantation adossée à un partenariat institutionnel avec l’Église catholique locale, qui développe un complexe hospitalier aux Gonaïves. Le projet prévoit une gestion mixte du service de dialyse, distincte de l’administration générale de l’hôpital. L’organisation, à vocation sociale, assurera le volet financier et communautaire, tandis que l’encadrement institutionnel et l’intégration dans la structure hospitalière relèveront du partenaire local.

Sur le plan opérationnel, un réseau de la diaspora médicale est mobilisé pour accompagner le transfert de compétences. Des techniciens exerçant dans des unités de dialyse aux États-Unis ont manifesté leur disponibilité pour former du personnel local, notamment en maintenance biomédicale, afin de garantir la continuité des soins et l’autonomie technique du centre.

Le financement repose en partie sur la mobilisation de la diaspora et de la communauté locale. Une première levée de fonds, organisée lors d’un gala annuel, a permis de réunir environ 45 000 dollars, portant les ressources disponibles à près de 50 000 dollars. Le solde, estimé à 250 000 dollars, fait l’objet d’un appel à contributions, structuré autour d’initiatives communautaires et de mécanismes participatifs.

Au-delà de sa dimension sanitaire, le projet est présenté comme un engagement collectif visant à pallier les insuffisances structurelles du système de santé. L’AGOM appelle à une mobilisation élargie, fondée sur une logique de solidarité, afin de rendre accessible un service dont l’absence expose de nombreux patients à une issue fatale.

▶️ Écouter l’entretien audio intégral ci-dessous

Contribuer au projet :
Zelle : agom4110@gmail.com
CashApp : 7542436246
PayPal : agom4110@gmail.com
Site : www.agomhaiti.org/donations

Haïti :
Natcash : 5666-2466
MonCash : 4795-7272

ENTRETIEN

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