Par : Fenord Antoine Fleurmont
Courriel : ffleurmont@gmail.com
Introduction
Ce n’est plus un simple travers politique ni une dérive passagère : c’est un système solidement installé. En Haïti, le « partage du gâteau » s’est imposé comme une norme de gouvernance. Derrière cette expression apparemment anodine se cache une pratique destructrice : l’échange de postes stratégiques, à savoir ministères, directions générales, organismes autonomes et autres postes clés, contre un soutien politique au gouvernement en place.
Il ne s’agit pas d’une négociation démocratique classique, telle qu’on l’observe dans les régimes pluralistes où les alliances et les compromis font partie intégrante du jeu politique. Ce n’est pas davantage une coalition fondée sur un programme commun ou une vision partagée de l’intérêt général. Il s’agit, en réalité, d’un clientélisme structuré ou d’alliances contre nature, assumés et institutionnalisés. Des acteurs disposant d’une capacité de nuisance conditionnent leur soutien à l’accaparement d’institutions clés, qu’ils instrumentalisent à des fins de rente. L’administration devient alors un outil de transaction au service d’intérêts particuliers.
Les titulaires de postes sont souvent choisis pour leur loyauté plutôt que pour leurs compétences. En réalité, ils ne sont, bien souvent, que des prête-noms : le pouvoir réel demeure entre les mains du parrain politique qui agit dans l’ombre. Alors, le titulaire officiel exécute ses directives, protège les intérêts du réseau et est souvent tenu d’alimenter financièrement le système qui l’a mis en place.
Cette véritable capture de l’État transforme l’administration en un marché politique où le service public s’efface devant les leviers d’enrichissement. Éradiquer ce cancer n’est plus un simple impératif moral, mais une condition sine qua non de la survie institutionnelle et du salut national.
Le partage du gâteau : un acte de captation de l’État
L’administration publique n’est pas une possession privée ; elle est une institution au service du bien commun, fondée sur l’équité, l’impartialité et la primauté de l’intérêt public. Selon Max Weber (1971), l’État tire sa légitimité d’un ordre rationnel fondé sur des règles impersonnelles et sur un recrutement axé sur les compétences.
Le « partage du gâteau » renverse cette logique. Ce phénomène, que les politologues qualifient de néo-patrimonialisme, substitue à la rationalité légale une logique d’allégeance politique (Médard, 1991). Les nominations reposent sur des calculs transactionnels plutôt que sur des critères d’expertise ou d’intégrité. Dans ce contexte, l’appareil d’État subit une « capture » par des logiques de réseaux : au lieu de servir de levier au développement collectif, il devient un outil de redistribution clientéliste. Cette confiscation de l’État entraîne des conséquences profondes qui affectent la crédibilité de l’action publique et freinent l’efficacité institutionnelle.
- D’abord, elle entraîne une inefficacité structurelle. Lorsque les responsabilités sont confiées sur la base d’affiliations personnelles, la capacité de l’administration à concevoir et exécuter des politiques publiques s’effondre.
- Ensuite, cette logique alimente une instabilité chronique. À chaque recomposition politique, les équipes sont remaniées au gré des alliances du moment, ce qui empêche la consolidation des compétences et la continuité de l’action publique.
- Enfin, ce système contribue au blocage des réformes. Les dirigeants issus de ce mécanisme tendent à protéger les dépendances qui les ont portés au pouvoir. Toute réforme visant à rationaliser l’État est alors perçue comme une menace et systématiquement neutralisée.
Dans ce contexte, l’État cesse d’être un arbitre impartial pour devenir un espace de négociation d’intérêts particuliers, vidant ainsi la République de son essence.
Le partage du gâteau : un acte destructif et criminel
Le « partage du gâteau » dépasse largement le cadre de la simple rétribution politique. Elle bascule dans une corruption structurée lorsque les titulaires de postes sont contraints de verser des ressources à leurs parrains. Ce mécanisme d’extraction systématique détourne les budgets institutionnels de leur mission première pour les transformer en simples instruments de compensation privée.
Dans ce système, les marchés publics et les recrutements sont souvent basés sur des critères de rétrocommissions et d’affinités claniques. Les postes de haute responsabilité sont alors perçus comme des investissements personnels qu’il convient de rentabiliser par le biais de surfacturations et de détournements de fonds. Cette dynamique instaure une véritable chaîne de prédation où l’intérêt général est sacrifié sur l’autel de l’enrichissement illicite.
Le détournement des ressources publiques vers des circuits privés entraîne une dégradation incontestable des infrastructures et l’incapacité de l’État à assurer les services essentiels. Les conséquences sur le capital humain sont dévastatrices, particulièrement pour la jeunesse. Comme le souligne la Banque mondiale (2023), « Un enfant né aujourd’hui en Haïti deviendra seulement 45 % aussi productif qu’il aurait pu l’être s’il avait bénéficié d’un accès complet à une éducation et à des soins de santé de qualité complets ».
Le secteur sanitaire illustre tragiquement cette faillite. En Haïti, la mortalité infantile et maternelle demeure parmi les plus élevées de la région, faute d’investissements suffisants dans les infrastructures de santé (Banque mondiale, 2022). En effet, plus de 60 % des Haïtiens n’ont pas accès à des soins de qualité (AlterPresse, 2016).
La situation est tout aussi préoccupante dans l’éducation. Dans les zones rurales et les quartiers défavorisés, une grande partie des enfants reste exclue du système scolaire, victime de la pauvreté et des défaillances institutionnelles. L’UNESCO indique qu’environ 85 % des établissements scolaires du pays sont privés, ce qui les rend largement inaccessibles aux familles les plus pauvres, tandis que les rares écoles publiques souffrent d’un manque chronique de ressources (UNESCO, 2021).
Privée de perspectives et délaissée par l’État, une partie de cette jeunesse se retrouve livrée à la rue avant d’être happée par des groupes armés. Ces derniers s’en prennent ensuite à la population, multipliant violences et déplacements forcés, tout en détruisant les rares infrastructures encore debout, bouclant ainsi un cycle destructeur de violence et de précarité.
En détournant les fonds destinés à la survie de la population vers des intérêts privés, « ce cancer » ne se contente pas de paralyser l’administration publique, il constitue un acte criminel qui hypothèque la vie et l’avenir de générations entières. Cette dilapidation méthodique constitue une atteinte directe à l’État de droit et au pacte républicain. Ce n’est plus une simple dérive, mais une agression directe à la vie et au bien commun.
Le partage du gâteau : une trahison du contrat social
Le « partage du gâteau » représente une profonde rupture morale entre l’État et les citoyens. Dans une démocratie, le pouvoir est une délégation fondée sur la confiance pour agir au nom de l’intérêt général.
En Haïti, cependant, les gouvernements se forment moins autour d’une vision collective que dans le cadre de transactions politiques. Les alliances qui conduisent à la formation des cabinets se construisent fréquemment sur les intérêts d’un petit groupe plutôt que sur la recherche du bien commun. Une telle logique constitue une trahison de la confiance que la collectivité place en ses dirigeants.
Cette pratique représente ainsi une violation directe du contrat social qui fonde la République. En substituant la logique de l’appropriation à celle du service public, les dirigeants rompent l’équilibre fragile sur lequel repose la légitimité de l’autorité publique.
Lorsque les institutions sont traitées comme des « chasses gardées » politiques, l’exercice des fonctions publiques se détourne de sa vocation première, servir l’intérêt général, pour devenir des privilèges. Une telle logique altère profondément le contrat social, et entre en contradiction avec les aspirations même du peuple, qui réclame avant tout des services publics efficaces, accessibles et dignes de confiance. Peu à peu, le cynisme s’installe progressivement dans la société et la légitimité de l’autorité s’effrite.
Le partage du gâteau : un modèle à détruire
Le danger le plus pernicieux réside dans la culture qu’instaure ce système. En s’enracinant, il déforme la perception de la réussite, l’ascension sociale n’apparaît plus comme le fruit de l’effort, mais comme la récompense d’un parrainage.
La jeunesse, témoin de cette réalité, intériorise l’idée que l’intégrité constitue un handicap. L’ambition se transforme en opportunisme, et l’idéal de service public cède la place à une quête de proximité politique. Ce mimétisme social étouffe tout renouvellement moral, enfermant la société dans un cercle vicieux où les mêmes pratiques, réflexes et logiques prédatrices se perpétuent. Ainsi, l’administration publique devient le lieu d’un apprentissage inversé : au lieu d’y cultiver le sens de l’État, les jeunes cadres y apprennent les mécanismes informels du pouvoir, les stratégies d’allégeance et les méthodes pour tirer profit des ressources publiques.
Détruire ce modèle exige une reconstruction morale de la vie publique. Cela passe par la réhabilitation du mérite et la mise en lumière de modèles de réussite fondés sur l’éthique. Il est essentiel de reconnaître ceux qui servent l’État sans s’en servir, afin de libérer l’imaginaire collectif de l’idée que l’État est un butin à se partager.
Vers une rupture avec le « partage du gâteau » : de la prédation à l’intérêt général
Le « partage du gâteau » n’est pas une fatalité culturelle, mais un choix politique criminel qui asphyxie la république. Pour sortir de cette agonie institutionnelle, il ne suffit plus de réformer ; il faut briser la mécanique de la captation. La transition vers un État de service exige une thérapie de choc articulée autour de quatre piliers :
- Établir la responsabilité pénale des parrains politiques
- Sanctuariser la fonction publique
- Instaurer une transparence radicale
- Valoriser les compétences, l’honnêteté et développer une culture du mérite
- Établir la responsabilité pénale des parrains politiques
L’un des problèmes majeurs du système actuel réside dans l’impunité dont jouissent les acteurs politiques qui imposent leurs protégés au sein de l’administration publique. Lorsque ces derniers se rendent coupables de détournements ou d’abus de pouvoir, ils sont souvent les seuls poursuivis, tandis que les parrains politiques échappent à toute responsabilité.
Pour rompre cette logique, il serait nécessaire d’introduire dans le code pénal la notion de « responsabilité du donneur d’ordre politique ». Une telle réforme permettrait de criminaliser explicitement le patronage politique au sein de l’administration et de poursuivre les parrains qui imposent des nominations corruptives. Ce principe viserait non seulement les gestionnaires directement impliqués dans des malversations, mais également les acteurs politiques qui ont facilité, encouragé ou imposé leur nomination. L’objectif serait ainsi de remonter toute la chaîne de responsabilité, et non de se limiter à punir l’exécutant. Une telle mesure créerait un effet dissuasif puissant et encouragerait des choix fondés sur la compétence, l’intégrité et le sens du service public plutôt que sur la loyauté partisane.
- Sanctuariser la fonction publique
La seconde réforme consiste à protéger l’administration publique contre les interférences politiques. Pour ce faire, un corps de hauts fonctionnaires publics, professionnels, stables et indépendants des pressions politiques doit être constitué. L’Office de Management et des Ressources Humaines (OMRH) doit être pleinement libéré de la tutelle du pouvoir exécutif (le politique) afin de limiter les immixtions du politique dans l’appareil administratif et de favoriser l’émergence d’une véritable interface politico-administrative, dans laquelle la décision politique fixe l’orientation tandis que l’administration assure l’exécution selon des critères de compétence et de continuité. Cela permettrait à l’OMRH de superviser et de valider toutes les nominations au sein de la fonction publique.
Les postes administratifs clés devraient être attribués par des concours transparents et des procédures d’évaluation professionnelle. En garantissant que l’accès aux responsabilités repose sur le mérite et la compétence, cette réforme contribuerait à professionnaliser l’État et à mettre fin à la distribution partisane des postes publics.
- Instaurer une transparence radicale
La lutte contre le « partage du gâteau » passe également par l’instauration d’un régime strict de transparence dans la gestion des ressources publiques. La gouvernance financière de l’État ne peut plus reposer sur l’opacité administrative ; elle doit être soumise à une surveillance citoyenne constante et à de véritables mécanismes institutionnels de reddition de comptes.
Dans cette perspective, les contrats de consultance et les marchés publics doivent être attribués selon des procédures réellement compétitives et équitables, et être rendus publics dès leur attribution. De même, les listes du personnel rémunéré par le budget national devraient être publiées afin de lutter contre les « employés fantômes » et les pratiques de népotisme.
Dans cette dynamique de transparence, deux institutions jouent un rôle déterminant: la Commission nationale des marchés publics (CNMP) et la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA). Toutefois, pour exercer efficacement leurs fonctions, ces institutions doivent disposer d’une indépendance réelle, de ressources adéquates et d’une autorité juridique suffisante.
La CNMP doit notamment garantir que chaque contrat public résulte d’une mise en concurrence effective et non d’arrangements politiques. Elle doit également assurer la traçabilité des procédures, de l’appel d’offres à l’exécution des contrats, notamment par la publication systématique en ligne des informations relatives aux marchés, à leurs bénéficiaires et aux montants engagés. De son côté, la CSCCA doit pleinement assumer son rôle de gardienne des deniers publics en réalisant des audits financiers réguliers et en publiant leurs résultats, afin de vérifier la conformité des dépenses publiques et de prévenir les détournements de fonds.
En résumé, la transparence ne se réduit pas à la simple diffusion d’informations administratives ; elle suppose l’existence d’un système institutionnel cohérent dans lequel les organes de passation et de contrôle des marchés exercent pleinement leurs responsabilités. Comme le souligne la Banque mondiale (2021), lorsque les institutions supérieures de contrôle disposent d’une autonomie réelle, elles contribuent de manière significative à la réduction de la corruption et au renforcement de la bonne gouvernance. Dans cette perspective, l’articulation entre les organes de passation des marchés, les institutions de contrôle et la participation citoyenne dans la surveillance des dépenses publiques constitue un levier essentiel pour contrer les effets du « partage du gâteau ».
- Valoriser les compétences, l’honnêteté et développer une culture du mérite
Au-delà des réformes structurelles, la rupture avec le « partage du gâteau » exige une transformation profonde des mentalités et des systèmes de reconnaissance institutionnels. En effet, si le clientélisme prospère, c’est parce qu’il s’impose comme la voie privilégiée de promotion, reléguant la compétence et l’intégrité au rang d’obstacles à l’ascension professionnelle au sein de l’administration. Pour inverser cette tendance, l’État doit cesser d’être un refuge pour la « médiocrité loyale » pour devenir le foyer de l’excellence éthique. Ainsi, trois actions s’imposent pour valoriser les compétences, l’honnêteté et développer une culture du mérite :
- L’institutionnalisation de la prime à l’intégrité : Il ne suffit plus de punir la corruption ; il faut activement valoriser l’honnêteté. Cela nécessite la création de mécanismes de protection pour les « lanceurs d’alerte » au sein des ministères. Un fonctionnaire qui refuse de valider un décaissement irrégulier doit être publiquement soutenu et protégé. Comme le souligne Susan Rose-Ackerman (1999) dans ses travaux sur la corruption et les gouvernements, la réforme de la fonction publique doit inclure des incitations positives pour les agents intègres afin de briser le monopole des réseaux de corruption
- Le passage de la « loyauté au chef » à la « loyauté à la mission » : La valorisation des compétences suppose une redéfinition du contrat de performance. Chaque poste de direction doit être assorti d’indicateurs de résultats mesurables. L’évaluation des cadres ne doit plus dépendre de l’allégeance partisane, mais d’audits de performance technique. Selon Pollitt et Bouckaert (2011), l’efficacité d’un État moderne repose sur la capacité de ses agents à privilégier les objectifs de service public sur les intérêts privés. En Haïti, cela implique de substituer la « cacocratie » actuelle par une « aristocratie du mérite », inversant ainsi les logiques de promotion au sein de l’État
- L’implantation d’une école nationale d’administration publique ou le renforcement de l’ENAF : Valoriser les compétences, c’est offrir aux serviteurs de l’État de réelles perspectives de progression fondées sur le mérite. À cette fin, il est impératif d’implanter une véritable école nationale d’administration publique ou, à défaut, de renforcer et d’ouvrir le cadre de l’École nationale d’administration financière (ENAF). Une telle réforme permettrait de restaurer la fierté professionnelle des agents publics et de rehausser le niveau d’exigence de l’appareil étatique. La formation dans une telle institution devrait devenir une condition d’accès aux hautes fonctions, afin de garantir que les cadres disposent à la fois d’une solide maîtrise technique et d’un sens aigu de l’éthique publique. Comme le souligne Francis Fukuyama (2014), la construction d’un État moderne repose sur une bureaucratie autonome, recrutée sur la base du mérite et protégée de l’emprise des partis politiques.
En résumé, faire de l’honnêteté un actif et de la compétence le seul critère d’ascension sociale permettrait de tarir la source même du clientélisme. C’est en rendant l’administration attractive pour les talents les plus intègres que l’on pourra enfin restaurer la dignité de la fonction publique haïtienne.
Conclusion
En somme, le « partage du gâteau » constitue un mécanisme de déconstruction de l’État, et il devient urgent d’y mettre fin. La mise en œuvre de quatre leviers, la responsabilité pénale des parrains, la sanctuarisation de la fonction publique, l’instauration d’une transparence radicale et la valorisation des compétences, l’honnêteté et le développement d’une culture du mérite, peut contribuer à enrayer ce processus de délitement institutionnel.
Ces réformes ne relèvent pas de simples ajustements techniques : elles constituent des conditions indispensables pour restaurer l’autorité morale de l’État et réorienter l’administration publique vers sa mission première, qui est de servir l’intérêt général. Passer d’une administration de prédation à une administration de service représente l’un des défis majeurs de notre génération.
L’État ne doit plus être un butin que l’on se dispute, ni un espace de prédation que l’on se partage. Il doit redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être, une responsabilité collective, exercée avec rigueur, intégrité et honneur, au service du peuple haïtien.
Car lorsqu’un État devient un butin, la République finit toujours par disparaître.
Références
AlterPresse (2016). Plus de 60% des habitants en Haïti, privés de soins appropriés, selon l’Ong Dasch. https://www.alterpresse.org/Sante-Plus-de-60-des-habitants-en-Haiti-prives-de-soins-appropries-selon-l-Ong. Page consulté le 14-03-2026.
Banque mondiale (2022). Haïti, vers une réponse aux crises récurrentes et à la fragilité chronique. https://documents1.worldbank.org/curated/en/099548410192237226/pdf/IDU07909cb770145c046b20b3be0b5b3ec9ba558.pdf
Banque mondiale (2023). Renforcer l’accès à des soins de santé de qualité en Haïti. https://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2023/04/06/access-to-quality-healthcare-in-haiti.
Banque mondiale. (2021). Améliorer la performance des institutions supérieures de contrôle : Un cadre de renforcement des capacités. Groupe de la Banque mondiale.
Fukuyama, F. (2014). Political Order and Political Decay: From the Industrial Revolution to the Globalization of Democracy. Macmillan
Médard, J.-F. (1991). L’État néo-patrimonial en Afrique noire. Dans J.-F. Médard (Dir.), États d’Afrique noire : Formations, mécanismes et crises (pp. 323-353). Karthala.
Pollitt, C., & Bouckaert, G. (2011). Public Management Reform: A Comparative Analysis – New Public Management, Governance, and the Neo-Weberian State. Oxford University Press.
Rose-Ackerman, S. (1999). Corruption and Government: Causes, Consequences, and Reform. Cambridge University Press.
Weber, M. (1971). Économie et société (Tome 1). Plon.

