WASHINGTON — Le président Donald Trump a relancé mardi l’idée controversée d’une expansion territoriale des États-Unis, évoquant sur les réseaux sociaux la possibilité que le Venezuela devienne un « 51e État », dans un message publié après la victoire vénézuélienne en finale du World Baseball Classic.
Dans une publication au ton ambigu, le chef de l’exécutif a utilisé le terme « statehood », faisant écho à un message antérieur où il saluait les performances sportives du Venezuela en suggérant, de manière allusive, une intégration à l’Union. La Maison-Blanche n’a pas précisé si ces propos relevaient d’une position officielle ou d’une déclaration informelle.
Ce n’est pas la première fois que Donald Trump évoque une extension du territoire américain. Depuis son retour au pouvoir, il a multiplié les déclarations en faveur de l’annexion du Groenland et du Canada, des propositions rejetées par les autorités concernées, notamment par le Premier ministre canadien Mark Carney.
Les propos concernant le Venezuela interviennent dans un contexte particulier, marqué par l’intervention militaire américaine du 3 janvier 2026 à Caracas, ayant conduit à l’arrestation de l’ancien président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, transférés aux États-Unis pour y être jugés.
À la suite de cette opération, Delcy Rodríguez a été investie présidente par intérim, avec le soutien de Washington. La dirigeante de l’opposition María Corina Machado, évoquée comme alternative, demeure à l’étranger.
Sur le plan économique, l’administration américaine a conclu en janvier un accord portant sur une première vente de pétrole vénézuélien d’un montant estimé à 500 millions de dollars, présentée comme un partenariat stratégique entre les deux pays.
Lors d’un point de presse mardi, Donald Trump a qualifié les relations avec Caracas d’« excellentes », sans préciser la portée concrète de ses déclarations sur une éventuelle intégration territoriale.
Trump Calls for Venezuela to Become America’s 51st State


