19 février 2026
Haïti — insécurité – kidnappings : après 12 jours au pouvoir, Fils-Aimé (16/100) face à une alerte de l’ambassade américaine
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Haïti — insécurité – kidnappings : après 12 jours au pouvoir, Fils-Aimé (16/100) face à une alerte de l’ambassade américaine

PORT-AU-PRINCE, fév. 2026 (Rezo Nòdwès) — Douze jours après son intronisation la tête du gouvernement de doublure, Alix Didier Fils-Aimé se trouve confronté à un signal diplomatique préoccupant. L’Ambassade des États-Unis en Haïti a en effet renouvelé une alerte de sécurité exhortant les ressortissants américains à redoubler de vigilance face à la dégradation persistante du climat sécuritaire.

La note consulaire maintient Haïti au niveau d’alerte maximal (« Do Not Travel ») du Département d’État des États-Unis, évoquant des risques élevés d’enlèvements, de violences armées et de perturbations majeures des déplacements, particulièrement dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. Les diplomates américains recommandent notamment d’éviter tout déplacement non indispensable, de restreindre les mouvements nocturnes et de se tenir à l’écart des rassemblements publics.

Cette mise en garde intervient à un moment politiquement sensible pour l’exécutif de doublure. Investi avec la promesse de restaurer un minimum d’autorité publique, Fils-Aimé, dont le gouvernement ayant obtenu un score avilissant de 16 sur 100 dans l’indice de perception de corruption de Transparency International, voit son entrée en fonction rapidement rattrapée par la persistance des violences armées et par la fragmentation du contrôle territorial. Sur le terrain, plusieurs axes routiers demeurent sous pression de groupes armés, compliquant la circulation des personnes et des biens.

Sur le plan institutionnel, l’alerte américaine agit comme un indicateur externe de la perception du risque pays. Elle pourrait également peser sur la confiance des partenaires internationaux, déjà attentifs aux capacités effectives de l’État haïtien à sécuriser l’espace public et à créer les conditions d’un éventuel calendrier électoral.

À ce stade, aucune mesure coercitive nouvelle n’a été annoncée par Washington. Toutefois, la réitération d’un message de prudence maximale souligne la persistance d’un environnement qualifié de hautement volatil, douze jours seulement après la prise de fonctions du chef du gouvernement de transition.

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