19 février 2026
Môle Saint-Nicolas, Haïti : Quand les vrais patriotes se tenaient debout
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Môle Saint-Nicolas, Haïti : Quand les vrais patriotes se tenaient debout

Par Jacques Casimir (Pasteur Damoulio)

Avant-propos. L’histoire, c’est ce qui reste quand l’actualité a disparu. Parfois, des événements se manifestent à nouveau avec une telle ressemblance, bien qu’ils se déroulent dans des contextes différents. Nous nous référons aux informations et aux faits passés et présents afin d’essayer d’anticiper ce qui nous attend.

Dans notre quête pour comprendre et pour apporter une nouvelle vision sur les faits historiques, nous avons trouvé à la bibliothèque du département d’État des États-Unis, dans la section des archives déclassifiées un lot de documents, mais un, en particulier a attiré notre attention. Il s’agit du National Archives records of the Department of State Diplomatic dispatches, Haiti, Volume 25. ( Archives nationales, documents du département d’État, dépêches diplomatiques, Haïti, vol. 25.

Ce document historique volumineux en anglais et en français, associé avec d’autres archives, nous aidera à comprendre les motivations qui ont poussé l’Allemagne et les États-Unis à vouloir occuper pendant longtemps le Môle Saint-Nicolas en Haïti.

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L’histoire ne se répète pas, mais ses rendez-vous se ressemblent. Ce sont les paroles de Mencius, (Meng Zi), disciple du grand philosophe chinois Confucius entre (371 et 289 av. J.-C.). Cette citation fut reprise au XXe siècle par l’historien français Gabriel de Broglie. Dans le cas d’Haïti, l’histoire se répète et les rendez-vous ne se ressemblent pas. On dit souvent : autres temps, autres mœurs, mais des fois, les faits et le présent stratégique font mentir cet adage.

La convoitise des biens d’autrui, les menaces et l’intimidation pour piller, occuper et accaparer les territoires des autres peuples sous toutes les formes de prétextes n’ont jamais cessé et continuent encore aujourd’hui. Le peuple haïtien a été confronté à de multiples tentatives d’occupation souvent réalisées par la ruse et des méthodes détournées, menant finalement à l’occupation violente et sanguinaire des États-Unis de 1915 à 1934.

Vers la fin du XIXe siècle et au début du XXe. l’Allemagne et les États-Unis s’intéressaient au Môle Saint-Nicolas en Haïti, pourquoi ?
Port naturel profond et très bien protégé. Cette position stratégique se trouve à l’entrée du passage du canal du vent, qui est l’une des principales routes maritimes entre l’océan Atlantique, la mer des Caraïbes et le futur canal de Panama. D’après les documents déclassifiés de la marine américaine, archives :History And Aims Of The Office Of Naval Intelligence Declassified. (Histoire et objectifs du Bureau du renseignement naval déclassifiés) La distance entre le Môle Saint-Nicolas et les berges du futur Canal de Panama est environ 1098 Km environ 679 Miles. Cette voie facilitait la surveillance et le contrôle du trafic maritime dans l’ensemble de la région. 

Pourquoi l’Allemagne voulait s’établir au Môle Saint-Nicolas ?

Les Allemands avaient besoin d’un dépôt de charbon pour sa marine militaire et commerciale. À l’époque, les navires de guerre et de commerce fonctionnaient au charbon. Les grandes puissances cherchaient des stations de ravitaillement à l’étranger. L’Allemagne voulait une base logistique pour sa marine impériale (Kaiserliche Marine), et un point d’appui pour protéger ses navires marchands et ses intérêts commerciaux.

Les offres allemandes prenaient plusieurs formes 1) La location à long terme ou cession de droits exclusifs 2) Installation d’une station de charbon et d’entretien naval. Selon la propagande allemande, cet accord apporterait des avantages financiers pour Haïti (loyer, investissements, emplois). Ces propositions étaient présentées comme commerciales pour ne pas affoler les Américains. Elles cachaient secrètement une dimension militaire. La finalité était d’avoir une base commerciale pour ensuite occuper Haïti, selon les archives de l’amiral Alfred Von Tirpitz, chef de la (Kaiserliche Marine) Marine impériale allemande. Ces archives se trouvent au Deutches Schiffahrtsmuseum (DSM) Musée maritime allemand. Plusieurs documents confidentiels précisaient :

« Une Haïti indépendante dans la mer des Antilles parsemée de colonies dont plusieurs colonisateurs sont hostiles aux intérêts allemands. Ce pays peut offrir des ports libres pour le ravitaillement de nos navires. De là, l’intérêt de notre pays pour les sites portuaires d’Haïti. »

Le gouvernement du président Louis Mondestin Florvil Hyppolite et son ministre des affaires étrangères Anténor Firmin ont refusé l’offre allemande par crainte d’une atteinte à la souveraineté nationale et sous les pressions des USA très opposés à toute implantation européenne durable dans la région. Le président Benjamin Harrison et son prédécesseur, le Président Grover Cleveland, craignaient en effet que le Môle Saint-Nicolas puisse tomber aux mains des Européens.

La reconnaissance d’Haïti en 1860 par les USA et Abraham Lincoln, était une façon de ne plus laisser le commerce avec Haïti dans les mains des anciennes puissances coloniales. Lincoln, voulait aussi occuper le pays par procuration en favorisant l’immigration des noirs américains dans l’île. Le gouvernement américain a utilisé le pasteur noir américain James Theodor Holly de l’Église anglicane épiscopale pour soumettre Haïti en douceur par la religion. Pour le pasteur Holly, l’émigration des noirs-Américains était vue comme bénéfique à Haïti et aux Haïtiens.
Dans ses discours et ses prêches, il a dit à de nombreuses occasions sur l’aspect « civilisateur » de l’émigration, arguant que les noirs-américains étaient plus civilisés que les haïtiens grâce à leurs contacts privilégiés avec les Blancs, et mettant ainsi en exergue la possibilité pour les noirs américains d’étendre, en quelque sorte, la Civilisation américaine. » Un discours colonial qui effraya les Haïtiens et qui est en partie responsable de l’échec de ce plan machiavélique. Loin de se laisser décourager, les USA vont trouver d’autres prétextes pour essayer de s’installer durablement sur la terre d’Haïti. Le projet du canal de Panama était pour eux un argument de poids pour demander au gouvernement haïtien l’affermage du Môle Saint-Nicolas.

Pourquoi Les USA voulaient occuper le Môle Saint-Nicolas ?

Les États-Unis étaient également intéressés, ils percevaient cette partie du territoire haïtien comme un emplacement stratégique essentiel pour la sécurité du futur canal de Panama. La recherche de nouveaux marchés à l’étranger était étroitement liée. Le  président US, Benjamin Harrison, avait la volonté d’installer des stations navales dans les Caraïbes, à des endroits stratégiques permettant aux Américains de s’assurer un passage sécurisé, mais le but final était d’occuper complètement Haïti.

Contrairement à l’Allemagne, qui avait fait une offre au gouvernement haïtien. Les USA imposaient des conditions dans les négociations face à Haïti.

Voici, une partie des conditions et des clauses imposées par les États-Unis selon le document # 218127 remis aux autorités haïtiennes par le contre-amiral Brancroft Gherardi. Cette missive diplomatique stipulait : 

1) «Tant que les États-Unis seront les fermiers du Môle Saint-Nicolas, le gouvernement d’Haïti ne doit affermer ni céder aucun autre port ou territoire, ni accorder des privilèges ou droits d’usage à une autre puissance, État ou gouvernement. 

2) Un dépôt de charbon, une forte présence de la marine américaine  sans droit de regard du coté Haïtien.

3) Un bail d’affermage de 50 à 99 ans renouvelable automatiquement.

4) L’immunité totale pour les militaires américains et aucune poursuite judiciaire contre les Etats-Unis-Unis et ses citoyens. »

Les Haïtiens étaient déjà échaudés par la loi américaine du guano act, publié le 18 août 1856, qui avait pris arbitrairement la possession de l’île de la Navase territoire haïtien. Cette loi stipule :

Article 1 : tout citoyen des États-Unis qui découvre un dépôt de guano sur uneîle inhabitée, n’appartenant à aucun autre État, peut : en prendre possession au nom des États-Unis, à condition d’en informer le Département d’État.  L’île est alors considérée comme relevant de la juridiction américaine.

La presqu’île du Môle Saint-Nicolas possédait et possède encore une grande quantité de Guano et comme l’île de la Navase qui était habitée. La saisie arbitraire de cette île décupla la méfiance des haïtiens. Pour l’une des rares fois de l’histoire, le peuple haïtien était uni avec le gouvernement pour conjurer cette tentative d’occupation déguisée en affermage du Môle Saint-Nicolas. 

Le gouvernement du président Benjamin Harisson nomma plusieurs émissaires pour convaincre Haïti d’affermer cette partie du territoire haïtien. Parmi eux se trouvait le contre-Amiral Bancroft Gherardi, un sudiste raciste et ségrégationniste. Depuis la fondation des États-unis, jusqu’à nos jours, les Américains ont toujours utilisé avec les petits pays la diplomatie de la canonnière (gunboat diplomacy)  En quoi consiste la Diplomatie de la canonnière (gunboat diplomacy)  ? C’est comme mettre une arme sur la tempe de la partie adverse pour la forcer avec des pressions diplomatiques, des menaces d’embargo commerciale et militaires pendant les négociations pour forcer le pays à se soumettre pour obtenir ce qu’ils veulent. Voyant que les négociations traînent, comme à leur habitude, le 21 novembre 1889, un navire de guerre américain, le U.S.S. Yantic, croisa au large des côtes haïtiennes, et jeta l’ancre au large du Môle Saint-Nicolas. 

 Anténor Firmin, le Ministre des affaires étrangères d’Haïti à l’époque, demanda naturellement des explications à Frederick Douglass, ancien esclave et ambassadeur des USA en Haïti, quant à cette présence américaine incongrue au Môle Saint-Nicolas. Mais ce dernier, qui n’avait pas été tenu au courant de cette manœuvre par le gouvernement américain, peina à répondre. Dans sa dépêche numéro 17, du 9 décembre 1889, Douglass, rapporta ses divers échanges à propos de cet incident, et fut bien forcé de reconnaître qu’un sentiment anti-américain était palpable parmi la population haïtienne. 

Le secrétaire d’Etat James G. Blaine et le contre Amiral brancroft Gherardi tenaient Frederick Douglass en dehors de leur plan, simplement par racisme. Généralement, lors de ce genre de négociation, le personnage essentiel est l’ambassadeur du pays demandeur. Selon la dépêche notée « confidentielle » datée du29 janvier 1891, et nommée : « Conference with Haïtien Government concerning the Môle Saint-Nicolas. Le 28 janvier 1891, une rencontre a eu lieu avec le président Hippolyte. Après que Douglass eût présenté Gherardi, ce dernier prit la parole, et annonça sans équivoque qu’il souhaitait acquérir le Môle, tout en rappelant de façon peu diplomatique au Président Hyppolite la promesse qu’il avait faite aux Américains quelque temps auparavant.

La presse américaine prétendait que le président Hyppolyte avait promis cette presqu’île aux États-Unis, particulièrement le journal le New York Sun, qui publia toute une série d’articles sur les négociations, dont la première est datée du mois de mai 1889, mais ils étaient incapables de fournir le moindre document et la moindre preuve de cette promesse.  Le 12 février 1891, furieux à cause des négociations qui traînaient, le contre-amiral, Bancroft Gherardi, envoya une dépêche diplomatique pour faire augmenter la pression sur le gouvernement  haïtien, il cita :

« la France, le Brésil, l’Espagne, le Pérou, le Mexique, Hawaï, le Portugal, l’Italie, le Japon et d’autres nations qui ont accordé  à un moment à l’autre, des stations de charbon à la marine des États-Unis. Il conclut : Haïti finira par le faire. »

Dans la dépêche No. 154 du 19 avril 1891,  l’ambassadeur américain Frédérick  Douglass, n’écrivit qu’en date du 18 avril 1891, les navires de guerre : le Chicago, le Boston, l’Atlanta, et le Yorktown avaient rejoint le Philadelphia au large de Port-au-Prince, et que le Kearsarge et l’Enterprise étaient attendus d’un jour à l’autre. Évidemment, leur présence perturba beaucoup la population déjà très agitée par les rumeurs autour des négociations pour le Môle. C’était la suite logique de la diplomatie de la canonnière (Gunboat Diplomacy ) pour faire céder le gouvernement haïtien. Le président Florvil Hyppolite et son ministre des affaires étrangères restèrent imperturbables. 

Le 22 avril 1891, le ministre des affaires étrangère d’Haïti, Anténor Firmin, rédigea une note officielle à l’attention des émissaires américains pour leur annoncer le refus de son gouvernement de céder le Môle. Par conséquent, par un télégramme laconique daté du 23 avril 1891, Douglass annonça à son gouvernement l’échec des négociations : « Hayti has declined lease of Môle.  »

 La note était sans équivoque, Firmin refusait d’accorder au gouvernement de l’Union Américaine l’affermage du Môle Saint Nicolas afin d’y établir une station de charbon pour les navires de la Marine américaine, en invoquant une clause que les États-Unis avaient tenté d’imposer conjointement à la signature d’un hypothétique affermage du Môle Saint Nicolas, au sujet de laquelle, Firmin déclara que « l’acceptation de votre demande avec une telle clause, Clause #3, ci-devant, serait aux yeux du gouvernement d’Haïti un outrage à la souveraineté nationale de la République et une violation flagrante de l’article 1er de notre Constitution.»

Que dit l’article 1er de la constitution d’Haïti ?


Article premier :

« La République d’Haïti est une et indivisible, essentiellement libre, souveraine et indépendante. Son territoire et les îles qui en dépendent sont inviolables et ne peuvent être aliénés par aucun traité ou aucune convention. »

Les États-Unis venaient de subir un revers particulièrement humiliant. La grande Nation américaine avait perdu la face devant une minuscule République, qui de plus est une République gouvernée par des Noirs. Les Républicains à la tête de l’Amérique ségrégationniste avaient fort à perdre dans cette affaire, et en premier lieu leur crédibilité, aussi bien sur le plan fédéral que sur le plan international. Une dernière manœuvre d’intimidation fut tentée par les États-Unis, sous la forme d’un « encerclement » de l’île par les vaisseaux de la Marine américaine, rien ne fut fait. Les Haïtiens ont crié victoire trop vite. Ce n’était que partie remise. Les impérialistes coloniaux sont tenaces et ont de la suite dans les idées. Les USA se sont vengés d’Antênor Firmin et ils ont occupé militairement Haiti 24 plus tard. C’était un rêve qu’ils caressaient depuis 1817.

Le Journal, le Temps de Port-au-Prince, qui avait fait une rétrospective sur les événements du Môle Saint-Nicolas dans sa parution du mercredi le 13 mars 1935. Le journaliste résuma en ces mots:

« Si nous nous étions cette fois-là dérobés à son étreinte, il ne reste pas moins que l’Oncle Sam, s’en allant penaud comme le renard de la fable ne nous pardonnait point le camouflet. Nous n’avions qu’à nous bien tenir pour parer la riposte fatale. Ce pari salutaire, nous n’avons pas su le garder. Et cette riposte a été brutale, terrible et sanglante en 1915 »

1) Dans le premier cours, nous avons présenté avec des documents déclassifiés: le contexte, les prétextes, les commanditaires, les tentatives de corruption, comment la communauté Syro-libanaise d’Haïti a milité en faveur de la location du Mole Saint-Nicolas et à qui cela profitait (les bénéficiaires).

2) Dans le deuxième cours, nous vous présentons un résumé des faits historiques avec des archives et des documents inédits à l’appui.

3) Dans le troisième cours, nous présenterons : les conséquences historiques de ce refus. La vengeance des USA contre Anténor Firmin, l’impact sur la politique et les institutions haïtiennes de 1891 jusqu’à nos jours.

Pauvre Haïti, pauvre Groenland, si loin de Dieu et si proches États-Unis. Malin celui qui pourra prédire l’issue de la convoitise des Américains sur le Groenland.

Quoi que l’on fasse, quoi que l’on cache, rien ne pourra arrêter la marche de l’histoire. Amen.

Recherche No CASJ-2601-70-603

Jacques Casimir (Pasteur D’Amoulio)

majac14@hotmail.com

À suivre

Bibliographie

1) Sources : les archives de la marine impériale allemande (Kaiserliche Marine) et les archives de l’amiral Alfred Von Tirpitz se trouvent Bundesarchiv (Archives fédérales allemandes)  Cote BARCH N253.Indice de recherche Haiti Nikaulus 1888-1917. (34 documents se trouvent sur Haiti).

2) REF : Auteur Jacques Casimir Titre Démystifier l’histoire, les mythes et les légendes Haïti (Vol I) Voir Les raisons de la reconnaissance d’Haïti par les États-Unis, p 235 à 245.

3) Sources :National Archives, Records of the Department of State, Diplomatic Despatches, Haiti, Vol. 25, “confidential” despatch 123, January 29, 1891.

(Archives nationales, documents du département d’État, dépêches diplomatiques, Haïti, vol. 25, dépêche « confidentielle » n° 123, 29 janvier 1891).

4) Sources :  National Archives, Records of the Department of State, Diplomatic Despatches, Haiti, Vol. 25, unnumbered telegram of Frederick Douglass to Secretary of State, April 23, 1891 (Archives nationales, documents du département d’État, dépêches diplomatiques, Haïti, vol. 25, télégramme non numéroté de Frederick Douglass au secrétaire d’État, 23 avril 1891).

5) Sources :National Archives, State Department documents, diplomatic dispatches, Haiti, vol. 25, dispatch 165, May 9, 1891). ( Archives nationales, documents du département d’État, dépêches diplomatiques, Haïti, vol. 25, dépêche 165, 9 mai 1891).

6) Sources :History And Aims Of The Office Of Naval Intelligence Declassified.(Histoire et objectifs du Bureau du renseignement naval déclassifiés) NB Ce document de plusieurs tomes révèle aussi les cartes et les plans du projet de la station de charbon des américains. Indice de recherche. (Us Naval intelligence history declassified archives 1887–1894)

7) REF : Auteur : Roger Gaillard Titre : La République exterminatrice Vol 1 Voir : une modernisation manquée,1880-1896 p 204 à 223.

 NotesRoger Gaillard, historien, professeur émérite et ancien recteur de L’Université d’État d’Haïti (UEH) Il est incontestablement l’un des plus grands historiens spécialiste de cette période mouvementée de 1860 a 1940 en publiant : la République exterminatrice en 5 volumes  et les blancs débarquent en 4 volumes.

8)  LeJournal le temps. troisième année #309 Port-au-Prince , Mercredi le 13 mars 1935 Titre La question du Môle Saint-Nicolas.

Jacques Casimir (Pasteur D’Amoulio)

Chercheur historien.

majac14@hotmail.com

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