Par Camille Loty Malebranche
Suite de l’article https://intellection.over-blog.com/2026/01/l-autoracisme-cette-autodecheance-du-soi-ethnique-ou-social-4.html
Esclaves de leur autoracisme, des multitudes de certaines ethnies ne croient même plus en leur aptitude à créer un autre faciès à leur histoire, un mode différent de leur propre condition défavorable, une nouvelle orientation au présent calamiteux de leur pays, un destin social autre pour leurs descendants. La plupart comme les derniers des tarés, préfèrent uniquement crier gloire à chaque fois que les pays du nord cooptent un des leurs en lui donnant une place en vue, comme si l’action intéressée voire ironique des faiseurs paternalistes de figurants ethniques bien assimilés à l’ordre de leur pays d’accueil pouvait changer quoi que ce soit au sort de leur pays d’origine malfamés ou de leur ethnie paupérisée au dernier stade imaginable de la misère…
L’autoracisme – posture de xénolâtrie tous azimuts par complexe extrême d’infériorité et inexistence de la moindre estime de soi, particulièrement du soi ethnique – est toujours un butoir à la libération de ce type d’esclave mental grossièrement arrogant, grotesquement fier de sa servitude grivoisement affichée. À l’heure où un certain lumpen-culturalisme et ses représentants prônent l’enfoncement dans le folklore, les pratiques ancestrales les plus arriérées et la dictature du populisme culturel, comme voie d’émancipation des mélanodermes et d’autres ethnies du Sud, il faut rappeler que seule la bataille rationnelle en tant que commencement de changement mental pour la rationalité abandonnant le folklorisme bête et béat des intellos de tout poil qui veulent guider le peuple, peut aider celui-ci à la vrai conscientisation libératrice. Il faut abandonner l’attachement à tout imaginaire de mésestime du soi ethnique, car les bassesses toxiques des imaginaires sont des bloqueurs ou des pourrisseurs de toute fondation ou refondation positive de la société.
L’autoracisme est aussi l’introjection du complexe d’infériorité de la racaille intello, notamment d’une certaine canaille de certains pays qui ne peut respecter l’intelligence et l’œuvre profonde d’un congénère sans que celui-ci soit désigné « bon » par des institutions paternalistes du dominateur raciste qu’elle considère exclusif maître instituteur du sens et capable de désigner la valeur du talent. Nous sommes en présence d’autoracistes si grotesques, si méprisables, avec leur délire de sottise arrogante, qui ouvrent leur gueule putride et leurs mots fétides par envie et méchanceté contre quiconque fait du grand au milieu d’une société choisissant le misérabilisme comme par réflexe de menus fretins volontaires et autoravalés. L’autoracisme, c’est aussi le fait de se confiner au stade d’amuseur de l’autre, servant l’idéologie de l’autre aux dépens de soi, faire le singe à travers ce qu’il convient d’appeler l’ »assingissement idéologique » de certains membres des humanités périphériques par un centre toujours plus ou moins raciste et ironique de ces peuples qu’il racise et prend pour amuseurs et jouets planétaires! Le déni de son humanité produite en chose de l’autre, rend certaines ethnies et sociétés si basses si vides qu’elles n’ont plus la dignité de vouloir se relever comme par assumption sinistre d’une autohaine. L’autoracisme cherche et aime sa contemption condescendante par ses maîtres qu’il vénère avec une abjecte pulsion d’auto-infériorisation, sorte de thanatos ethnique symbolique poussant les soi disant élites de ces ethnies à se réifier elles-mêmes afin d’être disponibles sans résistance, sans objection pour les hégémons et leur hégémonie. C’est pourquoi dans un pays comme Haïti, par exemple, la racaille élitiste autoraciste croit devoir blâmer les « horreurs » de Dessalines en oubliant de dénoncer la multitude d’horreurs criminelles de Napoléon, un des plus terribles criminels de tous les temps contre l’humanité, criminel conquérant, alors que Dessalines lirait une guerre de libération avec toutes les monstruosités que cela impliquait, ces autoracistes comme ce pasteur radoteur qui crie que Dessalines était un sanguinaire sans prendre la précaution de dire que d’autres comme des présidents étasuniens tuent juste pour le plaisir de dominer des pays et peuples qui ne mencent pas les Usa! En vérité, je m’esclaffe et ris au nez de ces niais manipulateurs, pour ne pas me mettre en colère, quand ils feignent de juger Dessalines sans pointer la France qui a précisément orchestré le crime, le meurtre, les tortures les plus abjectes, l’esclavagisation native des petits nègres nés esclaves sur les plantations et tous les anthropocides, ce nom que je donne aux homicides mentaux, les déshumanisations plurielles, comme un mode naturel de vie dans les colonies, au moment même où cette même France se gargarisait hideusement, insidieusement de la manière la plus éhontée, la plus méprisable, d’être civilisée voire civilisatrice. L’autoraciste a la macabre et ignoble tendance à se faire zélateur auprès des mépriseurs de son ethnie, de ses origines familiales ou nationales pour « devenir » le supérieur de la « race » grâce à la cooptation par lesdits mépriseurs! Là, il ne s’agit pas de grands esprits régnant par l’exceptionnalité de leur capacité, leur génie, non, mais d’esprits très moyens frisant même parfois la médiocrité mais sachant par intrigues, flagorneries et bouffonneries se faire « aimer » comme instruments de service que ses maîtres font mine d’honorer afin de prévenir et décourager le vrai travail intellectuel, l’authentique vision politique de l’ethnie ou de la société de provenance de ce type d’autoracistes!
L’autoracisme le plus haïssable est aussi dans la folklorisation qu’un mental collectif de représentation de soi, inflige au mode de penser et d’agir de certaines sociétés se mirant elles-mêmes comme société d’amusement de l’autre ne fournissant que des amuseurs publics ethniques voire des « exotiques » – (ce dernier lemme, adjectif substantivé, ne désigne que des non blancs car en Amérique du nord, par exemple, le suédois ou l’allemand ne sont pas des exotiques) – pour les rieurs du nord ou de l’occident se montrant généreux quand il s’agit de financer tout ce qui est « culturel » c’est-à-dire bassement « exotique » dans l’art comme pour se rappeler les rites et mythes primitifs de sociétés n’ayant point historiquement grandi pour la rationalité gestionnaire de soi ni en politique d’État ni en administration des services afin de pouvoir vivre elles-mêmes dans un minimum de dignité matérielle et fonctionnelle.
Ah! La pitoyable détresse du misérabilisme de la figuration qui se contente d’être l’ombre de la décision des faiseurs paternalistes d’ombres ambulantes! Misérable prestance des reflets mouvants consentants de leurs mépriseurs! En vérité, il est des aliénés non pas abouliques mais tristement, bassement volontaires, et ce type de sous-produits de l’autoracisme est si méprisable qu’on ne peut abandonner leur mépris si criant si terriblement éloquent au mépris par le silence; puisqu’il faut au moins proclamer leur dédaignabilité pour ne pas leur être complice dans la mauvaise foi et la mésestime de leur être, leur néant.
De même ces reptiles anthropomorphes des pays du Sud, prêts à se vautrer dans tous les bourbiers exigés par des puissances influentes du Nord, pour arriver au pouvoir ou y demeurer, sont des spécimens puants de l’autoracisme… Nous avons des autoracistes avérés partout où des politiciens du sud s’aplatissent comme des paillassons de l’impérialisme raciste pour le pouvoir. Un autre type d’autoracistes, ce sont les sortes de tribalistes politiciens qui pillent l’État sans souci de l’état pitoyable de misère qu’ils infligent à leurs propres congénères considérés comme non de leur clan, leur « tribu » imaginaire idéologique, eux qui empêchent la moindre construction structurelle dans leur propre pays! Un pays qui porte la palme de l’autodestruction autoraciste, c’est Haïti. Gouvernée généralement par des élites économiques coloristes et des politicards crapuleux à mentalité de chefs de bandes ou de gangs, les soixante dernières années de ce pays auront été une plongée dans la fosse foncée par les ennemis intérieurs de la nation et de l’ethnie qu’ils vouent à toutes sortes d’outrage par leur idéologie abjectement auto-annihilante, leur posture politicienne abominable arguant de supériorité d’origine « raciale » sans saisir leur ignominie agressove! Ainsi, ils bloquent toute velléité de justice contre leurs forfaits financiers, en orchestrant par moments des massacres de populations et la mise aux du pays. Leur indignité à gouverner se compense à travers leur aboiement excitant bêtement l’émotion des foules dès que viennent le temps des élections.
On peut ici considérer comme autoracistes ceux qui paupérisent leur peuple par leur corruption où ils dilapident les deniers publics, provoquant la fuite de devises par des achats onéreux de villas de luxe et de châteaux dans les pays riches et ensuite osent soulever leurs partisans contre l’institution judiciaire, leur demandant des comptes, en véritables chefs de tribus sans vision de l’État et sans égard pour la nation qu’ils dirigent pour ne pas répondre de leurs actes de malversation devant la justice, faisant ainsi figure de ségrégationniste d’un autre genre, dévoreur économique des masses paupérisées prises au piège de ces politicailleurs sans foi ni loi. Empêcher par la foule, selon la pire ochlocratie qui soit, le fonctionnement institutionnel administratif des besoins fondamentaux comme la justice et réduire l’État à du folklorisme ethnique, c’est aussi de l’autoracisme primaire car cela réduit l’ethnie avrée au niveau de horde vulgaire incapable de se diriger humainement. Les crapules les plus portées à proclamer leur ethnisme sont souvent des démagogues ignobles, des vilipendeurs les plus immondes de ladite ethnie. En Haîti, l’on se rappelle aisément le noirisme vil et démagogique de Papa doc qui, en fait, n’était qu’une autre tyrannie coloriste sauvage ajoutée au mulatrisme ignoble de certains membres de la minorité de peau claire.
Entre les mufles du lumpen-culturalisme et la bête aliénation politique des soi disant élites qui arguent et se targuent de civilisation, la libération est expédiée au diable Vauvert des inepties et barbaries. Voilà pourquoi, loin des circonspections complices, il faut avec froideur et rigueur admonester l’ignominie des postures autoracistes et expédier les impostures de l’autoracisme.
Le pire ennemi d’une ethnie, d’une société qui la fige, la ravale par toutes sortes de blocage, c’est son inaptitude à s’estimer elle-même en se dotant des outils de sa propre construction selon des valeurs dignes et ascensionnelles; une ethnie ou société sans juste estime de soi sera toujours incapable de s’élever par elle-même par la mise en œuvre de l’action façonnée dans des valeurs humanisantes. Une telle ethnie ou société est condamnée à gésir dans l’amenuisement perpétuel. Qu’elle cesse donc de se plaindre, tant qu’elle n’aura le courage de se regarder au miroir de son humanité et choisir la route parfois abrupte mais ô combien gratifiante de la juste estime de ses possibles, la beauté de son humanité sociale à ériger si elle ose la projeter en bousculant ses limites et en dépassant ses faiblesses mentales pour enfin commencer par l’estime de ses propres richesses humaines à accompagner ses élites vraies avec une forte dose d’amour de soi et la volonté de se construire! Le mode de vision propre au monde des élites occidentales, tel qu’il est légué aux torturés de la prédation occidentale, est et reste immonde, un monde immonde, le plus immonde parmi tous les mondes possibles que nous laisse l’histoire, une histoire que les émancipés des horreurs du passé-présent colonialo-impérialiste ont le devoir de conpuer sans complaisance sans demander pardon, en se reconstuisant sur d’autes bases, d’autres valeurs tout en réclamant réclamation financière substantielle pour les vols, dépossessions et maltraitances, non pas des réparations, puisque comme je le dis toujours, les ignominies occidentales, telle que plonger des générations dans l’esclavage à vie, la destruction de l’humanité de multiples peuples réifiés, faits choses de la prospérité des puissances coloniales, sont irréparables.
CAMILLE LOTY MALEBRANCHE
Partager :
- Cliquer pour envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquer pour imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
- Cliquez pour partager sur Tumblr(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

