Dans la perspective des prochaines compétitions électorales, seule l’institution de la Présidence est habilitée à convoquer le peuple dans ses comices, rappellent l’ancien sénateur Dieupie Chérubin et le Dr Jean Palème Mathurin, deux dirigeants du Mouvement pour la réconciliation et pour la reconstruction nationales (MORN).
Le MORN n’a pas mis du temps pour réagir à la correspondance du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) et celle de la Cour de Cassation rappelant que les magistrats sont tenus à une obligation stricte de réserve et de neutralité. Pour l’ancien sénateur Dieupie Chérubin, il revient au juge appelé à intégrer le Collège présidentiel à démissionner afin de protéger l’institution judiciaire. L’option d’un juge à la Cour de Cassation s’inscrit dans une démarche de circonscrire le champ des choix, tout en soulignant que la démarche se révèle institutionnelle.
À propos de la décision de confier la gouvernance politique au Conseil des ministres, l’ancien parlementaire est sans équivoque. Le chef de la Primature, Alix Didier Fils-Aimé doit s’engager dans la voie du dialogue afin d’œuvrer à l’instauration d’un exécutif bicéphale afin d’adresser les défis. Il revient au Chef du gouvernement révoqué de poursuivre le dialogue initié par le Conseil présidentiel de transition (CPT) afin de conduire le pays vers des élections générales.
À présent, l’heure est au consensus pour rééquilibrer l’Exécutif. Dans une même voix, le Dr Jean Palème Mathurin et l’ancien sénateur Dieupie Chérubin se disent prêts à dialoguer avec les autorités établies. Sans nuancer, ils prônent l’arrivée d’un chef au Palais national qui dans les conditions optimales peut proposer un nouveau premier ministre. Le pays aspire au rétablissement de l’ordre constitutionnelle et institutionnelle par la voie des urnes, soutiennent-ils.
Hervé Noël

