12 février 2026
UNICEF — Haïti : le recrutement d’enfants par des groupes armés a triplé en 2025 sous la transition dirigée par le CPT / Alix Didier Fils-Aimé
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UNICEF — Haïti : le recrutement d’enfants par des groupes armés a triplé en 2025 sous la transition dirigée par le CPT / Alix Didier Fils-Aimé

Le rapport de l’UNICEF intitulé « Haïti : le recrutement d’enfants a triplé en seulement un an », publié le 12 février 2026, est accessible en ligne. Ce document détaille l’augmentation alarmante du recrutement d’enfants par des groupes armés en Haïti, avec une hausse estimée à 200 % en 2025. Il met en lumière les conditions de vie des enfants déplacés, les risques auxquels ils sont exposés, ainsi que les efforts de l’UNICEF et de ses partenaires pour prévenir le recrutement et réintégrer les enfants affectés.

Défaillance structurelle de l’autorité publique en 2025 — Absence d’encadrement éducatif, expansion de la délinquance juvénile et basculement vers l’enrôlement armé : l’UNICEF documente un triplement du recrutement d’enfants sous la gouvernance CPT / Alix Didier Fils-Aimé

Port-au-Prince / New York, 12 février 2026 — Le rapport annuel de l’UNICEF indique qu’en 2025, l’augmentation d’environ 200 % du recrutement d’enfants par des groupes armés s’inscrit dans un contexte d’insuffisance manifeste des politiques publiques de protection sociale et éducative. L’absence de dispositifs institutionnels effectifs destinés à maintenir les mineurs dans le système scolaire a favorisé leur exposition progressive aux réseaux de criminalité organisée, certains étant ensuite intégrés comme combattants au sein de structures armées informelles. Plusieurs analyses sécuritaires évoquent l’existence d’au moins une vingtaine de chefs de gangs se présentant comme « généraux », sans qu’aucune opération policière n’ait permis leur arrestation ou leur neutralisation judiciaire au cours de la période considérée, renforçant ainsi un climat d’impunité systémique.

Les données humanitaires disponibles font état de plus de 1,4 million de personnes déplacées internes, dont une majorité de mineurs exposés simultanément aux violences armées, aux catastrophes naturelles et à la pauvreté extrême. Ce contexte favorise juridiquement et socialement l’extension des réseaux armés, lesquels recrutent des enfants par contrainte économique, menace directe ou rupture des structures familiales.

Selon l’UNICEF, l’enrôlement d’enfants constitue une violation grave du droit international humanitaire et du droit international des droits humains, notamment au regard des normes relatives à la protection de l’enfance et des principes issus de la Convention relative aux droits de l’enfant. Les mineurs concernés demeurent exposés à des risques multiples : blessures, exploitation sexuelle, violences psychologiques, détentions arbitraires et exclusion durable des systèmes éducatifs.

Depuis le protocole de transfert adopté en janvier 2024, plus de 500 enfants associés à des groupes armés auraient été identifiés et orientés vers des mécanismes de prise en charge et de réinsertion via des programmes coordonnés entre institutions haïtiennes, agences onusiennes et partenaires humanitaires. L’UNICEF appelle simultanément au renforcement des dispositifs nationaux de protection de l’enfance, au financement accru des programmes de prévention et à la consolidation des mécanismes de réunification familiale, considérés comme éléments structurants pour limiter l’expansion du phénomène.

Les recrutements d’enfants en Haïti multipliés par trois en seulement un an

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