Le Parti politique Pitit Dessalines tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué rendu public samedi, la formation politique dénonce le décret adopté le 7 février 2026, par lequel l’intégralité du pouvoir exécutif est confiée au Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé.
Selon Pitit Dessalines, ce texte constitue une violation flagrante de la Constitution de 1987, notamment de ses dispositions relatives à la vacance présidentielle et à la temporalité du pouvoir exécutif. Le parti estime que le décret ouvre la voie à une présidence de fait, sans base légale ni échéance électorale définie, rompant ainsi l’ordre républicain.
Le communiqué évoque également une rupture de l’équilibre institutionnel. En concentrant les prérogatives présidentielles et gouvernementales entre les mains d’une seule autorité non élue, le décret mettrait fin, de facto, au principe de l’exécutif bicéphale consacré par la Constitution. Pitit Dessalines estime que cette configuration échappe à tout contrôle démocratique et parlementaire.
Sur le plan politique, le parti conteste la légitimité populaire du pouvoir exercé au-delà du 7 février 2026 et rejette l’argument de la continuité administrative avancé pour justifier le transfert de compétences.
Face à ce qu’il qualifie d’usurpation constitutionnelle, Pitit Dessalines exige le retrait immédiat du décret, l’ouverture d’un consensus national inclusif et la publication urgente d’un calendrier électoral contraignant en vue du rétablissement de l’ordre démocratique.

