Alors que l’ancien président français Nicolas Sarkozy reste au centre de l’actualité judiciaire, son fils Louis Sarkozy fait ses premiers pas sur la scène politique. Âgé de 28 ans, il a annoncé sa candidature à la mairie de Menton, dans les Alpes-Maritimes, en vue des élections municipales dont le premier tour est prévu le 15 mars.
Binationale franco-américain, Louis Sarkozy a grandi en grande partie aux États-Unis, où il s’est installé avec sa mère à l’âge de dix ans. Formé dans un environnement militaire et marqué par la culture politique américaine, il revendique une sensibilité libérale et conservatrice, tout en affichant une admiration nuancée pour certaines figures de la droite internationale.
De retour en France en 2025, il assume clairement l’héritage politique de son père et se positionne à droite de l’échiquier, évoquant des valeurs qu’il qualifie de « traditionnelles » et une époque qu’il juge propice à des choix radicaux. Initialement tenté par Neuilly-sur-Seine, fief politique historique de Nicolas Sarkozy, il a finalement choisi Menton, une commune d’environ 30 000 habitants, réputée pour son électorat conservateur.
S’il reconnaît que son nom suscite critiques et soupçons de népotisme, Louis Sarkozy affirme en faire un atout. Sa notoriété médiatique, entretenue par des chroniques et des apparitions régulières, accompagne une image soigneusement travaillée mêlant communication personnelle et prises de position politiques parfois clivantes.
Ses propositions, encore embryonnaires, vont de la réforme de la circulation urbaine à des positions atypiques sur l’immigration et les drogues. Soutenu par plusieurs formations de droite et du centre, il devra toutefois affronter une concurrence solide, notamment du Rassemblement national, bien implanté localement.
Qu’il remporte ou non ce scrutin, plusieurs observateurs estiment que cette candidature marque le début d’un engagement politique durable, dans un contexte de recomposition profonde des droites françaises.

