25 janvier 2026
Haïti : démonstration pour la galerie de Saint-Cyr et Fils-Aimé à la DDO-1, tandis qu’Abinader et le président élu du Chili inspectent les murs frontaliers
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Haïti : démonstration pour la galerie de Saint-Cyr et Fils-Aimé à la DDO-1, tandis qu’Abinader et le président élu du Chili inspectent les murs frontaliers

Frontière dominicano-haïtienne / Port-au-Prince, 25 janvier 2026

Le président de la République dominicaine et le président élu du Chili ont inspecté dimanche les infrastructures de sécurité érigées le long de la frontière dominicano-haïtienne, incluant les murs de séparation entre les deux pays, dans un geste présenté comme une démonstration de contrôle territorial et de fermeté étatique, selon des sources officielles dominicaines.

La visite intervient alors qu’en Haïti, les autorités de transition poursuivent des déplacements et communications institutionnelles malgré une dégradation continue de la situation sécuritaire à l’approche de l’échéance constitutionnelle du 7 février 2026.

À Port-au-Prince, le président du Conseil présidentiel de transition, Laurent Saint-Cyr, accompagné du Premier ministre de doublure Alix Didier Fils-Aimé, dont la révocation a été annoncée par des membres du même organe, a effectué une visite à la Direction départementale de l’Ouest (DDO-1) de la Police nationale d’Haïti. Présentée par les autorités comme une supervision opérationnelle, la séquence a été qualifiée de « démonstration pour la galerie » par Josué Renaud, dirigeant exécutif d’un organisme de défense des droits humains à Massachusetts, qui y voit une « illustration de l’irresponsabilité des dirigeants haïtiens sans conscience patriotique« , au moment où, poursuit-il, un communiqué officiel évoque des opérations policières renforcées contre les gangs armés et une prétendue « reconquête » progressive de l’autorité de l’État.

Sur le terrain, toutefois, enlèvements, violences armées et pertes de contrôle de quartiers entiers se poursuivent, selon des organisations locales et des observateurs internationaux, alimentant un fossé entre le discours sécuritaire officiel et la réalité vécue par la population.

La juxtaposition de ces deux séquences politiques met en évidence un contraste régional marqué.: d’un côté, une mise en scène assumée de la souveraineté frontalière par un État voisin ; de l’autre, une communication gouvernementale haïtienne centrée sur la légitimation institutionnelle, dans un contexte d’instabilité persistante et de fortes incertitudes sur la tenue d’élections crédibles et honnêtes en 2026.

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