NEW YORK — Les États-Unis ont officiellement achevé leur retrait de l’Organisation mondiale de la santé, un an après l’annonce faite par le président Donald Trump mettant fin à un engagement vieux de 78 ans, ont indiqué jeudi des responsables fédéraux. La rupture demeure toutefois incomplète : Washington doit encore plus de 130 millions de dollars à l’agence onusienne et reconnaît n’avoir pas réglé plusieurs questions opérationnelles, notamment l’accès aux données sanitaires internationales.
L’administration Trump justifie la décision par la gestion de la pandémie de COVID-19, des réformes jugées insuffisantes et l’absence d’indépendance politique de l’OMS. Les États-Unis cessent ainsi toute participation aux comités, instances de gouvernance et groupes techniques, y compris les mécanismes de surveillance grippale qui orientent l’actualisation des vaccins. Des experts estiment que cette sortie affaiblira la réponse mondiale aux épidémies et réduira la capacité des chercheurs et industriels américains à développer rapidement vaccins et traitements.
Selon l’OMS, Washington n’a pas acquitté ses contributions pour 2024 et 2025, portant l’arriéré à plus de 133 millions de dollars, une obligation que l’administration conteste. Les autorités américaines affirment travailler à des échanges bilatéraux directs de données avec des partenaires, sans en préciser l’ampleur, tandis que des juristes soutiennent que le retrait aurait requis un acte du Congrès.


