17 janvier 2026
Indice de perception de la corruption en Haïti (CPI) : du 17/100 en 2023 au 16/100 en 2024, quel score pour le CPT le 10 février 2026 ?
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Indice de perception de la corruption en Haïti (CPI) : du 17/100 en 2023 au 16/100 en 2024, quel score pour le CPT le 10 février 2026 ?

Le rapport 2025 de l’Indice de Perception de la Corruption (CPI) de Transparency International, attendu le 10 février 2026, interviendra trois jours après la date butoir du 7 février 2026, marquant le retrait obligatoire annoncé du Conseil présidentiel de transition (CPT) et de l’équipe de la Primature. Ce calendrier confère au classement international une portée politique particulière : il constituera l’un des premiers indicateurs externes permettant d’apprécier l’état des finances publiques et de la gouvernance durant la période transitoire ouverte en avril 2024.

Les données consolidées sur les cinq dernières années dessinent un tableau sombre. Selon les compilations publiées par Rezo Nòdwès, – le journal haïtien autonome et indépendant – Haïti a enregistré un score de 17/100 en 2019, 18/100 en 2021, 20/100 en 2022, avant un recul à 17/100 en 2023 et 16/100 en 2024, positionnant durablement le pays parmi les États les plus mal classés au monde notamment dans les Caraibes. Cette stagnation à des niveaux extrêmement bas traduit l’absence de rupture institutionnelle, malgré les changements de configuration politique et les promesses répétées de redressement administratif.

Dans ce contexte, la publication du CPI 2025, à paraitre le 10 février, dépassera la simple lecture chiffrée. Elle constituera un indicateur du coût institutionnel de la transition récente, en appréciant la faculté — ou l’échec — des autorités sortantes à contenir des pratiques structurelles entamant durablement la crédibilité de l’État.

Plus largement, le classement attendu ouvrira un questionnement central sur l’impunité : la fin annoncée de la séquence transitoire — intervenue sans la tenue d’élections — permettra-t-elle d’amorcer une refondation effective de la gouvernance et de la responsabilité publique, ou consacrera-t-elle la prolongation d’un mode d’administration affranchi de toute reddition de comptes, comme l’a illustré le décret du 18 décembre 2025, largement contesté par une partie significative de la population et par des organisations de défense des droits humains, dont le NERHO, le RNDDH et la FJKL ?

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